vendredi 4 février 2011

GALETTE A LA BASE AERIENNE n°103 - CAMBRAI

A la veille de fermer ses portes, la Base aérienne n° 103 de Cambrai réserve encore à ses personnels d'active ou retraités le bénéfice de la tradition.
Le 3 février 2011, c'est le C.S.A. de la B.A. 103 (Club Sportif et Artistique) qui invitait ses adhérents à partager la galette des rois.
...Non, pas la crêpe de la Chandeleur, mais bien la galette des Rois. Retard à l'allumage des réacteurs ? Biens sûr que non, pardi ! Impératifs opérationnels plutôt !
Impossible de trouver des galettes à cette date ? C'est vrai. Mais l'affaire n'est pas pliée, même début février : sur commande particulière, un pâtissier de Cambrai accepta de fabriquer les galettes spécialement pour les militaires, sans doute trop heureux de voir, pour quelques mois encore, des aviateurs franchir le seuil de son échoppe !
Après avoir rempli les formalités d'usage à l'entrée de la Base, j'ai eu le bonheur d'être agréablement escorté par le Caporal-Chef MARTIN qui m'accompagna jusqu'au Mess, assise à mes côtés sur le siège en cuir clair de ma Benz. (Vous aurez compris que ce militaire ne devait pas s'appeler Robert...!) J'ai trouvé, pour le coup, le Mess un trop près...
A peine avais-je posé un pied dans le hall du Mess, un second obstacle de charme s'opposa à ma progression vers le bar en la personne de Bérangère, un autre Caporal-chef que j'ai connue quasi bébé ! Impossible d'éviter le détour. Interdiction d'embrasser un Caporal-Chef en tenue, dites-vous ?...Je m'affranchis de la règle et posai sur les joues fraîches de la jeune femme deux baisers des plus chastes. Un Lieutenant surgissant derrière mon épaule me fit prendre la fuite pour rejoindre mes copains au charme moins craquant. J'avais deviné en ce Lieutenant...féminin (encore ! mais..."Où sont les hommes ? Patrick Juvet nous ferait une déprime s'il était sous les drapeaux actuellement !...)... je disais donc que j'avais deviné en ce Lieutenant féminin le chef hiérarchique du Caporal-chef...Bérangère (le nom de famille m'ayant toujours semblé secondaire échappe à ma mémoire sélective...).
A l'issue de ce parcours du combattant éprouvant pour le coeur, je parvins enfin à rejoindre les adhérents du C.S.A. qui avaient pu répondre présent à l'invitation du Président.
Maintenant que tout le monde était réuni, le Lieutenant-Colonel PEPY, Commandant en Second de la Base aérienne et Président du C.S.A., prit la parole. Après avoir souhaité la bienvenue à l'assistance, il exposa les nouvelles conditions dans lesquelles l' activité des 11 sections du club continueront à s'exercer pour la saison 2011-2012, sachant que la mutation de certains adhérents du club entraînerait, par conséquence, la suppression des sections dont le nombre de membres sera devenu trop faible pour une activité normale. Le LCL PEPY présenta ensuite les personnes qui composent le bureau du C.S.A., à savoir (sur la photo : de la droite vers la gauche près du LCL PEPY ):
-le Sergent-Chef BRU, Vice-Président

-Monsieur Didier COZIC, Trésorier
-le Caporal-Chef LESNE, Secrétaire, qui remplaça il y a peu le CAC MARTIN (cité ci-dessus !)
Je rapporte au passage que le SCH BRU participa au dernier Enduropale à l'issue duquel il termina à la place fort honorable de 236è, et que l'annonce de cette performance suscita l'admiration méritée du parterre des dames qui applaudirent le motard plus vivement que les messieurs jaloux !!! (Naturellement, je plaisante, Nicolas !)
Toutes les choses à dire l'ayant été, Le LCL PEPY invita les convives à partager la fameuse galette, à la pomme ou à la frangipane, accompagnée d'un café ou d'un verre de cidre frais.
Une fois de plus, les conversations allèrent bon train. Réunis autour d'un guéridon, mes anciens collègues et moi partagions des souvenirs des temps anciens : Michel MERCIER, Jo (DELVAL), Burt, alias Francis LANCASTER, dit aussi "Le Poupon", (sobriquet dont il hérita avec moi lors du stage de Cadre de Maîtrise à Rochefort en 1985 tant nous sembliions si jeunes à l'âge de 37 ans !), ainsi que Marcel NYKIEL et Jean-Marie LEROY étions pendues aux lèvres du Major GLAUME qui nous raconta comment une altercation avec un ahuri de G.A. (ahuri...ce n'est pas une insulte, ça ? Non, n'est-ce-pas ?! Et puis...un G.A. : pas grand monde sait ce que c'est !) faillit lui coûter de ne pas être médaillé de l'Ordre National du Mérite ! Un comble quand on connaît les états de service de ce "vieux de la vieille" envers lequel je ressens depuis toujours le plus profond respect.
A la fin de cette sympathique réunion, nous prîmes rendez-vous fin mars car nous nous reverrons nombreux à l'occasion de la prochaine sortie en Ardennes organisée par notre section "La Confrérie de l'Aviation. Si vous lui demandez gentiment, le Major GLOMME vous gratifiera volontiers du récit de sa mésaventure !
VIVE l' ARMEE DE L'AIR, VIVE LA CHASSE et...
....A BAT LES CONS !*

* Pour les candides : Ne vous inquiétez pas : il s'agit d'une expression d'aviateurs !

jeudi 13 janvier 2011

L'HOMME DANS LE NOIR

Nous sommes quasiment mi-janvier. Un gros chantier vient de se terminer ; les dernières touches ont été faites avant hier : suppression de la porte entre la cuisine et la salle de séjour, suppression d'un pan de mur pour élargir le passage entre les deux pièces, remise au goût du jour de la cuisine "Poggenpoll" qui, bien que datant de 30 ans cette année, n'a quasiment pris aucune ride.
Avec l'aide de la "Reine du Pinceau", appelée également selon la circonstance "Madame Pipobec" (lorsqu'elle se promène une Vogue aux lèvres), l'espace a repris un coup de jeune !
(N'oublions pas qu'elle a été récompensée en 1988 avec l'attribution du "Pinceau d'Or" de l'année !)
Aussi, fier du résultat, me voilà cloué par les éléments extérieurs tout au fond de mon canapé : "Il pleut, il pleut Bergère, rentre tes blancs moutons...", je dirais plutôt : "Il drache, il drache Cyclo, sors pas ton biau biclo..." !
Rien donc d'extraordinaire à vous raconter mais, vous n'allez pas vous en sortir comme ça : je suis allé quérir mes petits recueils de poèmes et je m'en "va" vous en choisir un. Mais, comme chacun sait, le poète est plus souvent inspiré quand il a le vague à l'âme qu'en période de liesse, et les alexandrins que je vais soumettre à votre lecture ne sont pas très gais. J'espère, nez en moins (!), que vous les apprécierez.

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L'homme dans le noir.

Il ne sait qu'à tâtons où le mènent ses pas.
Il avance, hésitant, mais sûr de son chemin
Car son bâton connaît ce que son oeil ne voit ;
Son pied sait de la rue le plus petit recoin.

Les gens le voient passer : "Un aveugle, dit-on".
Un aveugle en effet, le plus souvent bien seul
Quand, dessous son bras libre il ne tient violon,
Gagne pain agréable quand les passants en veulent.

Sur un petit pliant, le voilà qu'il s'assit
Près d'un grand magasin : son endroit, bien à lui.
Depuis bien des années il vient jouer séant
Quelques chansons anciennes ou des succès d'antan.

Quand, du creux de l'oreille, il entend sa sébile
Sonner de quelque sou...ou d'un bouton trompeur
La chute salutaire, il continue tranquille
Pensant qu'il mangera peut-être tout-à-l'heure.

Les bruits que ses oreilles transforment en images
Dessinent-ils en lui un monde beau à voir ?
Ou alors un tableau si rempli de la rage
Des hommes se tuant qu'il préfère son noir ?

Il n'expliquera pas ce que sont ses pensées.
Il remercie l'offrant, ignore l'insouciant.
De morceau en morceau il attend son décès.
Qui sait, sera-t-il mort, plus heureux que vivant...



J.Ch. DERLIQUE
Photos : Mandiant guitariste aveugle en Equateur : Nyima
L'aveugle et le paralytique de Jean Turcan,
sculpture exposée en Arles, photo de Dani de Nantes

mardi 21 décembre 2010

BILAN DU BLOG - ANNEE 2010

Chers lecteurs, connus ou inconnus.

Amis, relations, adeptes du vélo ou de la petite raquette, anciens collègues de travail, connaissances ou inconnus de passage, vous avez été très nombreux à visiter ces blogs ouverts depuis le 10 janvier 2010. Je vous remercie tous de vous être intéressés, à plusieurs titres, aux articles que j'ai soumis à votre lecture. Merci également pour votre indulgence et pour vos encouragements.
J'espère vous avoir fait passer de bons moments et, à l'occasion, vous avoir amusés. Ces blogs m'ont permis de garder le lien avec vous que j'ai perdu un peu de vue à la suite de mon départ en retraite, avec vous que je ne vois pas suffisamment du fait de l'éloignement, et avec vous aussi avec qui je partage parfois des émotions ou des moments agréables qu'il me plaît de revivre en les rapportant sur ces pages d'un nouveau genre.
L'année 2010 s'est passée avec son lot d'événements joyeux et pleins de vie, des manifestations qui furent chacune l'occasion de nous revoir pour partager des souvenirs et des moments de plaisir. Ca, c'est merveilleux. Il y a eu également les moments d'inévitable tristesse à l'annonce du décès d'un ami, d'un copain, du parent d'un proche. Ce sont aussi des occasions de manifester notre sympathie mutuelle qui nous permettent d'apprécier l'importance des groupes, associations ou confrérie auxquels nous appartenons.
A la veille de l'année nouvelle, je souhaite à tous ceux qui me lisent, à leurs familles et à leurs amis une excellente santé, la prospérité et la réussite dans ce qu'ils entreprendront tant dans le domaine professionnel que dans leur vie privée. Je souhaite du plus profond du coeur que les discordes s'effacent devant la compréhension, que les fiertés cèdent la place à la bienveillance. Et si je pouvais moi-même y contribuer, ça ne serait pas plus mal !
Je vous donne rendez-vous au prochain article qu'il me sera donné de soumettre à votre lecture, que ce soit sur le blog "Jean-Charles" ou le blog "Cyclo" en vous redisant combien je suis content de faire partie de vos relations, voire, pour certains d'entre-vous, de vos amis.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS

vendredi 3 décembre 2010

CONFRERIE DE L'AVIATION -

Repas de la Saint Tanguy

La majeure partie des adhérents de la Confrérie de l'Aviation avait fait l'effort d'être présente dès l' Assemblée Générale Annuelle qui entamait la soirée consacrée à l'amitié et à la camaraderie entre anciens de l'Armée de l'Air.

Nous avions tous encore sur le coeur la disparition de notre ami Jean-Claude HERARD survenue le samedi 23 octobre dernier. Une minute de silence a été respectée à sa mémoire avant que le Président de la Confrérie, le Capitaine Jean-Bernard CARPENTIER ne poursuive les thèmes inscrits à l'ordre du jour assisté de Monsieur Didier COZIC, Trésorier du C.S.A. de la Base aérienne n° 103.*

Aussitôt que le dernier sujet ..."On a dit qu'on en parlait plus" fut traité, chacun put (bizarre...), un verre de kir à la main, congratuler un copain perdu de vue depuis longtemps, saluer une vieille connaissance ou taper sur le ventre rebondi d'un ancien sportif reconverti (...). Les visages s'éclairaient au souvenir des cocasseries et autres anecdotes vécues lors des années d'activité à la Base. Il faut savoir que la quasi totalité des anciens militaires qui font partie de la Confrérie se sont connus sur la Base aérienne n°103 ou même sur la Base aérienne n° 922 de Doullens. C'est vous dire qu'en guise d'anecdotes et de personnages emblématiques, on a de quoi entretenir des conversations frappées du signe de la bonne humeur pendant des semaines entières !

Chacun sait, pour l'avoir vécue, que la vie réserve, mélés, des bons et des mauvais moments. C'est pendant cet apéritif de bienvenue que nous avons appris le décès d'un autre Major, bien connu de tous les présents pour avoir travaillé avec lui ou à son contact : Le Major Gérard INGLARD est décédé le 27 novembre d'une crise cardiaque. Une bien triste nouvelle qu'il nous faut accepter. Fassent ces événements que notre amitié se renforce et préservent le plaisir de nous retrouver.




Après quelques conversations à bâtons rompus, les groupes se modifiant sans cesse au gré des visages retrouvés peu à peu, l'heure arriva de se mettre à table, ce qui fut fait en fonction des affinités de chacun. Sur la table déjà bien mise se sont vues parachutées une jolie plante rose pour les dames et, pour les messieurs, une bouteille de la fameuse Choulette, à l'étiquette conçue aux armes de l'Escadron de Chasse 2/12 Picardie, Escadron dissout le 7 juillet 2009. Pour les rares personnes qui ne connaîtraient pas la Choulette, je précise que cette bière est fabriquée par la Brasserie du même nom à Hordain dans le département du Nord.

Le menu servi était d'excellente qualité. Entre deux coups de fourchette mes voisines de table ne pouvaient résister aux bons mots de Jacques D.. Moi-même, j'étais "aux anges". Entre les souvenirs échangés avec "Tiot' bloches" et Michel M. puis, virevoltant d'une table à l'autre pour une photo ou un bisou à donner à un copain (...), je ne savais plus où donner de la tête, ni du reste d'ailleurs.





Au cours de la tombola du Président, qui s'est fait remarqué ? Je vous le donne Emile, comme disait notre ami Coluche. Eh bien, une fois de plus, Valdemar a fait preuve d'une malchance légendaire...en Amour ! En Amour seulement car, pour le tirage, il a fait fort : qui oubliera le cadre de roses en 3D et, là c'est le pompon : le chandelier "rose-culotte" agrémenté de pendentifs type "grelots" voulant se faire passer pour du cristal de Bohème !!! Ah ! il a fait fort le Valdy ! Je vous fais grâce des photos pour ne pas vous faire de peine. Mais je dénonce Jean-Marie (qu'une admiratrice de longue date appelle "le vieux beau") qui avait bien du mal à se contenir ! L'autre Jean-Marie ne vallait pas mieux d'ailleurs, surpris à écraser une larme surgie au coin de l'oeil ! Ah ! Quels moqueurs !!!


L'affaire étant pliée sur ce point d'orgue, la place était faite à l'Artiste. Oui : nous avions un artiste à table en la personne de notre Fifi national, j'ai nommé Gilbert CHARBONNIER, notre viticulteur récoltant, manipulant, etc...etc..., depuis des décennies. Je pense même ne pas trop m'avancer en attribuant à sa pétillante production que je distille depuis plus de trente années (dès 1978) un des secrets de la forme olympique qui me permet d'escalader des cols...les plus...inaccessibles ! Fifi s'était produit (on dit comme ça pour les artistes), s'était produit, disais-je, l'an dernier pour la même circonstance, mais je n'avais pu être présent et son contrat a été renouvelé pour cette année ! Quel bonheur ! Bon. Fifi était fâché avec sa sono. Plus précisément avec son ampli CARLSBRO "Sherwood Junior". Tu parles d'un nom ! Ca t'étonne qui te fasse un caprice ?! J'ai admiré Fifi pendant son combat avec lui-même pour garder son calme et ne pas balancer Junior à travers la pièce. Il a tourné tous les boutons, enlevé puis remis toutes les fiches une par une puis, aidé par un "excellent mécano de la B.A. 103", il s'est décidé à bouder le Junior pour confier tout le boulot à son autre appareil dont le nom m'a échappé.



A partir de cet instant Fifi nous a régalé. Pour ma part j'étais sous le charme et, que ce fut sur les chansons de son Idôle Johnny, sur des airs d' Hugues Aufray, d'Adamo ou de Gérard Lenorman, toute l'assistance reprenait avec lui les paroles des succès de notre jeunesse.
Ah ! Quelle belle soirée, fan de lune !!! C'est à peine si on a pris le temps de prendre le dessert. Quant au café, l'agréable personnel a réussi à le servir aux derniers convives encore en salle, mais déjà debouts le manteau sur l'épaule ! C'est tout juste si certains n'ont pas été servis à leur voiture !!! L'heure était matinale il est vrai. Nous avons quitté le parking du Centre Benoît Frachon à 03h30, un horaire digne d'un mariage ou d'une communion !
J'en termine en saluant, à la volée, le Major Glaume, Les Jean-Marie, mon p'tit Jean-Luc, Kéké, Gérard Marin, et puis "Ch'père", Didier, La Godasse, Valdemar, François, les 2 Jo, Jacques, Jean-Pierre, Yves, J.B., l'excellent Fifi, ceux que j'ai oublié, et leur femme à tous. J'ai aussi une pensée pour Alain dont je regrette l'absence car je sais son attachement à l'aéronautique, à l'Armée de l'Air et la qualité des sorties que la Confrérie lui doit. Salut Alain et...


VIVE L'ARMEE DE L'AIR

* C.S.A. : Club Sportif et Artistique. (Je nous range dans la catégorie "sportif"...)



mardi 9 novembre 2010

ARMISTICE - 11 NOVEMBRE 1918



Un petit poème, ça vous dit ? Ca faisait longtemps !




A l'occasion du 11 novembre, je vous propose celui-ci à la mémoire de nos anciens, morts au combat ou atteints dans leur chair.
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Le dernier des héros.



Ils sont enfin passés, les rouges feux de bengale,
Cette danse sanglante des sabres et des balles.
Le paraphe est posé, il met fin aux combats ;
Hommes, femmes et enfants : le monde en était las.

Des cris de joie jaillissent des gorges soulagées.
On pleure, on danse, on rit ; on donne sans compter
Des baisers à quiconque se trouve sur son chemin.
Les hurlements des gosses font place aux gais refrains.

Mais le souffle du vent qui emporte ces chants
N'a pas encore porté aux jeunes combattants
Qui défendent toujours leur pays dans le sang
La nouvelle attendue depuis le commencement.














Partout on a enfin abaissé les fusils.
Les canons se sont tus, la colère est finie,
Sauf en ce triste endroit où les soldats ignorent
Que les coups n'ont de fruit que des hommes la mort.

Parmi ces malheureux qui continuent de tuer,
Un tout jeune gamin, de dix-huit ans âgé,
Aperçoit à deux pas de lui un papillon
Qui vient de se poser en un creux de sillon.

Il en a bien envie l'infortuné garçon !
Il a une tranchée en guise de sillon
Mais il a plus à craindre que ce papillon,
De cela sûrement il n'a plus la raison.

Comme voulant en lui saisir la liberté,
Le jeune homme inconscient tend le bras sans penser
Qu'à quelques pas de là l'ennemi le visait,
N'ayant d'idée en tête que celle de tuer.

Le coup vient de partir, la main tombe sans bruit.
Le papillon s'envole et prend l'âme avec lui
Tandis que loin du corps de ce dernier héros
Le glas reste muet pour l'éclat des bravos.





Jean-Charles Derlique

lundi 18 octobre 2010

PERMIS A POINTS...SUITE (et peut-être fin ?!)


Le mercredi 8 septembre dernier, je terminais la page concernant la restitution de l'ensemble des points de mon permis de conduire sur une interrogation :
Lorsque le paiement de l'amende consécutive au Procès-Verbal établi le 26 décembre 2009 pour dépassement de la vitesse autorisée serait enregistré, le retrait des 2 points serait-il effectué sur mes 12 points nouvellement retrouvés ou serait-il constaté que je n'avais pas réellement passé 3 années sans contravention, ce qui est la condition pour regagner l'intégralité de ses points.
Le paiement de mon amende en juin, (6 mois après la contravention), a provoqué le retrait de points qui m'a été signifié aujourd'hui dans un courrier qui précise que "le solde de points restant affecté à mon permis de conduire est de 10 points sur un capital de 12 points à la date du 30 septembre 2010".
Conclusion : Pour récupérer la totalité des points de son permis de conduire, les dates à retenir pour calculer les 3 années sont celles du paiement des amendes et non celles des infractions relevées.
Un dernier conseil : S'il vous reste un nombre de points si faible qu'il vous semble nécessaire de passer un stage de récupération de points, pensez au préalable à consulter l'historique de la perte de vos points car vous êtes peut-être sur le point (c'est le cas de le dire) de récupérer ceux que vous auriez perdus 10 années auparavant. En effet, tous les points retirés -même s'il s'agit d'un retrait de 4 points pour feu rouge franchi, par exemple - sont restitués au 10e anniversaire.


J'espère que cette démonstration vous sera utile (sans vous souhaiter que vous en ayez besoin un jour), et je vous prie de m'excuser si la prose a pu être indigeste : le menu ne se prêtait pas à la gaudriole ! (Faites gaffe quand même...ils ne sont jamais très loin et...même de loin, ils vous surveillent, les bougres !)

vendredi 24 septembre 2010

CONSTRUCTION D'UN (SUPERBE) ABRI A BOIS

Depuis déjà bien des années, le projet de construire un abri à bois trottait dans ma tête (Jeanne d' Arc aurait appelé cela un bûcher...). Pour le réaliser, deux éléments indispensables me manquaient : le temps et la finalisation du projet. La retraite arrivée à 61 ans et 3 mois m'a apporté le temps de penser à la conception du projet. Pour les bricoleurs, voici les étapes de la construction d'un superbe abri à bois.

Etant donné que des images vallent mieux qu'un long discours, je vous invite à visionner le diaporama ci-joint, disponible sur PICASA. (Cliquez sur ce lien)

Après un plan succint, prise des cotes, commande et traitement du bois, le travail pouvait commencer. J'avais, au préalable, maçonné six plots en béton de 20cm x 20cm avec une large assise qui ont servi de supports aux poteaux.

L'essentiel de mon outillage fut un gros maillet en caoutchouc dur et un ciseau à bois de 25mm. L'assemblage des éléments en bois a été réalisé avec tenons et mortaises, sauf pour les montants arrière et le chevron qui les relie qui ont été boulonnés.












Après l'assemblage des pièces de bois, pose de la toiture équipée de tuiles identiques à celles de la maison. Liaison de la dernière rangée de tuiles à la palissade avec un bandeau en zinc ajusté et cloué sur les tasseaux de la charpente.

Recouvrement du sol par des dalles récupérées lors de la transformation d'une terrasse en véranda puis, installation de deux hublots étanches pour l'éclairage. Afin de retenir le bois stocké, j'ai confectionné des croisillons pour la partie gauche. Pour la partie centrale, j'ai relié les deux traverses par deux 1/2 bastaings, identiques aux traverses et, pour la partie droite, du contreplaqué en 10mm que j'ai également utilisé pour les parties hautes et basses entre chaque poteau et madrier.











L'ouvrage terminé, l'inauguration a été faite en bonnet diforme, comme disait feu notre ami Coluche, et c'est à notre cher Rodrigue qu'est revenu l'honneur de couper le ruban tricolore qui, par manque de longueur d'un ruban aux couleurs françaises, portait celles de notre pays ami d'Outre-Rhin !


D'un commun accord, nous avons bu le Champagne plutôt

que de casser la bouteille sur la construction.

mercredi 8 septembre 2010

PERMIS (PRESQUE) TOUT NEUF... ! JE TESTE POUR VOUS !

Toujours l' angoisse quand je trouve, dans ma boîte aux lettres, une enveloppe avec la flamme de la République Française ! Ce jour-là, ce fut plutôt une bonne nouvelle que le Ministère Public me faisait parvenir : Après 3 années de purgatoire, je retrouvais le droit de figurer parmi les heureux titulaires d'un permis de conduire comme neuf ! Vierge comme un bébé qui vient de naître...enfin, presque.

Après mon dernier stage de récupération de points (blogs de janvier dernier), je disposais de 6 points. Cependant, un dépassement de la vitesse autorisée ayant été sanctionné le 26 décembre 2009, deux de ces points sont devenus bien pâles et doivent m'être retirés dès lors que j'aurais réglé l'amende correspondante, ce que je devais absolument éviter de faire avant le troisième anniversaire du dernier retrait de points à partir duquel sont restitués la totalité des points perdus, sous peine d'être reparti pour 3 ans de stress, sans compter la perte probable des malheureux points qui me resteraient après le paiement de mon amende du 26 décembre dernier.
-tout ceci semble bien compliqué mais, c'est en réalité très clair après plusieurs lectures...-

La consultation de l' historique de mon permis de conduire m' avait rappelé que mon dernier retrait remontait au 8 juin 2007. Ainsi, le 8 juin 2010 tous mes points devaient m'être restitués. Il ne me fallait rien payer jusqu'à cette date et subir successivement les hausses de l'amende suite au Procès-verbal de fin décembre : de 90€ à 135€ puis à 375€, ce dernier montant étant celui qui correspond à l'amende majorée 45 jours après la date de la contravention.
Voilà pourquoi j' ai reçu, le 15 juin, cette missive qui m'était adressée directement par le Ministère Public m'indiquant qu' à la date du 8 juin 2010 mon permis de conduire était affecté de 12 points ! : CHAMPAGNE !!!

Mais une question plane encore : ma contravention du 26 décembre n'aura-t-elle pas un effet rétroactif dès que j'aurai payé l'amende ? En effet, après avoir reçu cette restitution de point, j'ai réglé l'amende qui s'élevait à 375€ (...en fait, j'ai "fait comme si" je ne devais payer que l'amende normale, soit 135€ et j'ai donc envoyé un chèque de ce montant le 15 juin 2010).

J' aurai la réponse à cette question lorsque je recevrai l'avis de retrait de points consécutif à mon Procès Verbal de décembre dernier. Je vous en informerai, bien entendu, afin de terminer ce test !


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...soyez attentif : l'affaire se complique : mon paiement tardant à être exploité par l'administration, j'ai reçu une relance du Tribunal de Police le 10 juillet (date d'envoi le 2 juillet 2010...). Ce qui est surprenant c'est qu'une réduction de 20% m'est consentie pour un règlement dans les 30 jours, délai porté à 45 jours pour tout paiement par carte bancaire ! Le montant de 375€ étant donc ramené à 300€ !

Ainsi, si j'avais réglé l'amende forfaitaire majorée avant la relance de l' Administration, j'aurais payé 375€ ! Va comprendre, Charles...!!!

(J' ai donc procédé au règlement des 300€ mais je dois, maintenant, faire une réclamation pour les 135€ que j'ai payé préalablement. Il paraît que le Trésor Public s'y retrouve et qu' on est remboursé, même si l'attente est longue.)

Si vous n'avez rien compris : c'est normal ! Dans ce cas, je peux vous expliquer verbalement.
Si vous avez compris vous pouvez, sans complexe, comparer votre Q.I. avec celui d'Einstein ! Félicitations !

dimanche 5 septembre 2010

SARAH ET SEBASTIEN SE SONT (ENCORE) MARIES


On s' aime, on vit ensemble, on se marie devant Monsieur le Maire, on achète une maison, on fait un bébé, on se re-marie devant Monsieur le Curé cette fois !
Tout cela ne se passe plus dans le même ordre qu' au temps jadis. Cela se déroule dans l'ordre, certes : c'est seulement que ce n' est plus le même ordre !

ET CA MARCHE : ALORS, HEUREUSE ?!

La cérémonie religieuse s' est déroulée en l' Eglise de Saint-Clément, lieu-dit de la commune de Cabariot qui se situe à quelques kilomètres de Rochefort-sur-Mer, en Charente Maritime. Sans doute aussi fier que son père d' appartenir à la prestigieuse Armée de l' Air Française, Sébastien a choisi de se présenter devant l' aumônier de la Base aérienne en tenue militaire, poignard au côté, arborant ainsi ses récents galons d' adjudant encore tout craquants (aussi secs que mon gosier !- clin d'oeil -). Sous les yeux de tous les invités, une haie d' honneur a été formée par ses collègues en tenue, venus de plusieurs unités de l' Armée de l'Air. Nous n' oublierons pas certains moments forts de la cérémonie : l' entrée des mariés au bras de leur parent, la puissante émotion de Rémi, la remarquable lecture de Laura, le prêche du diacre sur le thème du respect des autres, le bonheur brillant dans les yeux des jeunes mariés... Bref, superbe cérémonie !


Après l'office religieux, tout le monde devait rejoindre les Salons du Parc à Fouras pour le vin d' honneur et le banquet. La décoration de la salle avait été faite sur le thème de la mer, par les mains expertes des mamans, Agnès et Mimie.
Le cadre était superbe et l' une des plages de Fouras étant à proximité, les invités pouvaient faire quelques escapades et profiter de la vue sur Fort Foyart.


Il y aurait encore mille choses à dire, parler des personnes que nous avons connues, etc...etc.... Mais, pour la plupart de vous qui lisez ces lignes, l'intérêt me semble minime. Vous pouvez visionner le diaporama ci-contre de toutes les photos que j'ai pu prendre. Seulement une petite photo supplémentaire pour vous montrer comme Princesse Lily a bien grandi, aux soins attentifs de ses parents et de sa dévouée et charmante grande soeur Laura. Aussi, ne suis-je pas peu fier de la soumettre à votre admiration !!!


Il me reste à souhaiter une longue vie de bonheur aux
deux tourtereaux et à leurs deux petits trésors !




SOYEZ HEUREUX