lundi 18 octobre 2010

PERMIS A POINTS...SUITE (et peut-être fin ?!)


Le mercredi 8 septembre dernier, je terminais la page concernant la restitution de l'ensemble des points de mon permis de conduire sur une interrogation :
Lorsque le paiement de l'amende consécutive au Procès-Verbal établi le 26 décembre 2009 pour dépassement de la vitesse autorisée serait enregistré, le retrait des 2 points serait-il effectué sur mes 12 points nouvellement retrouvés ou serait-il constaté que je n'avais pas réellement passé 3 années sans contravention, ce qui est la condition pour regagner l'intégralité de ses points.
Le paiement de mon amende en juin, (6 mois après la contravention), a provoqué le retrait de points qui m'a été signifié aujourd'hui dans un courrier qui précise que "le solde de points restant affecté à mon permis de conduire est de 10 points sur un capital de 12 points à la date du 30 septembre 2010".
Conclusion : Pour récupérer la totalité des points de son permis de conduire, les dates à retenir pour calculer les 3 années sont celles du paiement des amendes et non celles des infractions relevées.
Un dernier conseil : S'il vous reste un nombre de points si faible qu'il vous semble nécessaire de passer un stage de récupération de points, pensez au préalable à consulter l'historique de la perte de vos points car vous êtes peut-être sur le point (c'est le cas de le dire) de récupérer ceux que vous auriez perdus 10 années auparavant. En effet, tous les points retirés -même s'il s'agit d'un retrait de 4 points pour feu rouge franchi, par exemple - sont restitués au 10e anniversaire.


J'espère que cette démonstration vous sera utile (sans vous souhaiter que vous en ayez besoin un jour), et je vous prie de m'excuser si la prose a pu être indigeste : le menu ne se prêtait pas à la gaudriole ! (Faites gaffe quand même...ils ne sont jamais très loin et...même de loin, ils vous surveillent, les bougres !)

vendredi 24 septembre 2010

CONSTRUCTION D'UN (SUPERBE) ABRI A BOIS

Depuis déjà bien des années, le projet de construire un abri à bois trottait dans ma tête (Jeanne d' Arc aurait appelé cela un bûcher...). Pour le réaliser, deux éléments indispensables me manquaient : le temps et la finalisation du projet. La retraite arrivée à 61 ans et 3 mois m'a apporté le temps de penser à la conception du projet. Pour les bricoleurs, voici les étapes de la construction d'un superbe abri à bois.

Etant donné que des images vallent mieux qu'un long discours, je vous invite à visionner le diaporama ci-joint, disponible sur PICASA. (Cliquez sur ce lien)

Après un plan succint, prise des cotes, commande et traitement du bois, le travail pouvait commencer. J'avais, au préalable, maçonné six plots en béton de 20cm x 20cm avec une large assise qui ont servi de supports aux poteaux.

L'essentiel de mon outillage fut un gros maillet en caoutchouc dur et un ciseau à bois de 25mm. L'assemblage des éléments en bois a été réalisé avec tenons et mortaises, sauf pour les montants arrière et le chevron qui les relie qui ont été boulonnés.












Après l'assemblage des pièces de bois, pose de la toiture équipée de tuiles identiques à celles de la maison. Liaison de la dernière rangée de tuiles à la palissade avec un bandeau en zinc ajusté et cloué sur les tasseaux de la charpente.

Recouvrement du sol par des dalles récupérées lors de la transformation d'une terrasse en véranda puis, installation de deux hublots étanches pour l'éclairage. Afin de retenir le bois stocké, j'ai confectionné des croisillons pour la partie gauche. Pour la partie centrale, j'ai relié les deux traverses par deux 1/2 bastaings, identiques aux traverses et, pour la partie droite, du contreplaqué en 10mm que j'ai également utilisé pour les parties hautes et basses entre chaque poteau et madrier.











L'ouvrage terminé, l'inauguration a été faite en bonnet diforme, comme disait feu notre ami Coluche, et c'est à notre cher Rodrigue qu'est revenu l'honneur de couper le ruban tricolore qui, par manque de longueur d'un ruban aux couleurs françaises, portait celles de notre pays ami d'Outre-Rhin !


D'un commun accord, nous avons bu le Champagne plutôt

que de casser la bouteille sur la construction.

mercredi 8 septembre 2010

PERMIS (PRESQUE) TOUT NEUF... ! JE TESTE POUR VOUS !

Toujours l' angoisse quand je trouve, dans ma boîte aux lettres, une enveloppe avec la flamme de la République Française ! Ce jour-là, ce fut plutôt une bonne nouvelle que le Ministère Public me faisait parvenir : Après 3 années de purgatoire, je retrouvais le droit de figurer parmi les heureux titulaires d'un permis de conduire comme neuf ! Vierge comme un bébé qui vient de naître...enfin, presque.

Après mon dernier stage de récupération de points (blogs de janvier dernier), je disposais de 6 points. Cependant, un dépassement de la vitesse autorisée ayant été sanctionné le 26 décembre 2009, deux de ces points sont devenus bien pâles et doivent m'être retirés dès lors que j'aurais réglé l'amende correspondante, ce que je devais absolument éviter de faire avant le troisième anniversaire du dernier retrait de points à partir duquel sont restitués la totalité des points perdus, sous peine d'être reparti pour 3 ans de stress, sans compter la perte probable des malheureux points qui me resteraient après le paiement de mon amende du 26 décembre dernier.
-tout ceci semble bien compliqué mais, c'est en réalité très clair après plusieurs lectures...-

La consultation de l' historique de mon permis de conduire m' avait rappelé que mon dernier retrait remontait au 8 juin 2007. Ainsi, le 8 juin 2010 tous mes points devaient m'être restitués. Il ne me fallait rien payer jusqu'à cette date et subir successivement les hausses de l'amende suite au Procès-verbal de fin décembre : de 90€ à 135€ puis à 375€, ce dernier montant étant celui qui correspond à l'amende majorée 45 jours après la date de la contravention.
Voilà pourquoi j' ai reçu, le 15 juin, cette missive qui m'était adressée directement par le Ministère Public m'indiquant qu' à la date du 8 juin 2010 mon permis de conduire était affecté de 12 points ! : CHAMPAGNE !!!

Mais une question plane encore : ma contravention du 26 décembre n'aura-t-elle pas un effet rétroactif dès que j'aurai payé l'amende ? En effet, après avoir reçu cette restitution de point, j'ai réglé l'amende qui s'élevait à 375€ (...en fait, j'ai "fait comme si" je ne devais payer que l'amende normale, soit 135€ et j'ai donc envoyé un chèque de ce montant le 15 juin 2010).

J' aurai la réponse à cette question lorsque je recevrai l'avis de retrait de points consécutif à mon Procès Verbal de décembre dernier. Je vous en informerai, bien entendu, afin de terminer ce test !


-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

...soyez attentif : l'affaire se complique : mon paiement tardant à être exploité par l'administration, j'ai reçu une relance du Tribunal de Police le 10 juillet (date d'envoi le 2 juillet 2010...). Ce qui est surprenant c'est qu'une réduction de 20% m'est consentie pour un règlement dans les 30 jours, délai porté à 45 jours pour tout paiement par carte bancaire ! Le montant de 375€ étant donc ramené à 300€ !

Ainsi, si j'avais réglé l'amende forfaitaire majorée avant la relance de l' Administration, j'aurais payé 375€ ! Va comprendre, Charles...!!!

(J' ai donc procédé au règlement des 300€ mais je dois, maintenant, faire une réclamation pour les 135€ que j'ai payé préalablement. Il paraît que le Trésor Public s'y retrouve et qu' on est remboursé, même si l'attente est longue.)

Si vous n'avez rien compris : c'est normal ! Dans ce cas, je peux vous expliquer verbalement.
Si vous avez compris vous pouvez, sans complexe, comparer votre Q.I. avec celui d'Einstein ! Félicitations !

dimanche 5 septembre 2010

SARAH ET SEBASTIEN SE SONT (ENCORE) MARIES


On s' aime, on vit ensemble, on se marie devant Monsieur le Maire, on achète une maison, on fait un bébé, on se re-marie devant Monsieur le Curé cette fois !
Tout cela ne se passe plus dans le même ordre qu' au temps jadis. Cela se déroule dans l'ordre, certes : c'est seulement que ce n' est plus le même ordre !

ET CA MARCHE : ALORS, HEUREUSE ?!

La cérémonie religieuse s' est déroulée en l' Eglise de Saint-Clément, lieu-dit de la commune de Cabariot qui se situe à quelques kilomètres de Rochefort-sur-Mer, en Charente Maritime. Sans doute aussi fier que son père d' appartenir à la prestigieuse Armée de l' Air Française, Sébastien a choisi de se présenter devant l' aumônier de la Base aérienne en tenue militaire, poignard au côté, arborant ainsi ses récents galons d' adjudant encore tout craquants (aussi secs que mon gosier !- clin d'oeil -). Sous les yeux de tous les invités, une haie d' honneur a été formée par ses collègues en tenue, venus de plusieurs unités de l' Armée de l'Air. Nous n' oublierons pas certains moments forts de la cérémonie : l' entrée des mariés au bras de leur parent, la puissante émotion de Rémi, la remarquable lecture de Laura, le prêche du diacre sur le thème du respect des autres, le bonheur brillant dans les yeux des jeunes mariés... Bref, superbe cérémonie !


Après l'office religieux, tout le monde devait rejoindre les Salons du Parc à Fouras pour le vin d' honneur et le banquet. La décoration de la salle avait été faite sur le thème de la mer, par les mains expertes des mamans, Agnès et Mimie.
Le cadre était superbe et l' une des plages de Fouras étant à proximité, les invités pouvaient faire quelques escapades et profiter de la vue sur Fort Foyart.


Il y aurait encore mille choses à dire, parler des personnes que nous avons connues, etc...etc.... Mais, pour la plupart de vous qui lisez ces lignes, l'intérêt me semble minime. Vous pouvez visionner le diaporama ci-contre de toutes les photos que j'ai pu prendre. Seulement une petite photo supplémentaire pour vous montrer comme Princesse Lily a bien grandi, aux soins attentifs de ses parents et de sa dévouée et charmante grande soeur Laura. Aussi, ne suis-je pas peu fier de la soumettre à votre admiration !!!


Il me reste à souhaiter une longue vie de bonheur aux
deux tourtereaux et à leurs deux petits trésors !




SOYEZ HEUREUX



lundi 16 août 2010

NOSTALGIE...QUAND TU NOUS TIENS... !

BANQUE DE FRANCE
REVUE DES EFFECTIFS.

Bonjour les juillettistes !
Nous sommes le 16 août 2010 - 08h45

Avant d'entamer ma journée de travail, je viens faire le point des présents !
J'espère que Jean-Pierre n'est pas encore en vacances avec tout ce qu'il a déjà pris comme congés en début d'année, tout comme sa partenaire de binôme, bien sûr, car ils ne se quittent plus mes loulous ! Ils vont nous faire des petits un de ces jours !
Et le tandem Thérèse-Patrice : est-ce-que la lune de miel continue ?
Quelles sont les survivantes à FIBEN ?
Didier parvient-il encore à maîtriser ses pulsions devant les jeunes et jolies stagiaires qui virevoltent autour de lui ?

Où en est l' idylle naissante entre "ti-biquet" et Hervé "le joyeux drille" ?

Quant aux membres de l' Etat Major, je m'interroge à savoir si le charme de Christine a permis, dès cet été, de pulvériser les objectifs 2010 sur la vente des produits "BDF" ?!
J'espère être rapidement rassuré et informé sur tous ces points et autres potins de la succursale.

Je me rends, pour ma part, sur mon chantier car mon patron me regarde du coin de l'oeil pendant sa lecture du mensuel "GOLF MAGAZINE". Ah ! Ils l'ont belle les patrons ! (Et toc...!)





Au revoir !

samedi 19 juin 2010

TENNIS DE TABLE A SAINTE-CATHERINE-LES-ARRAS

Bel après-midi à l'A.S.T.T. de Sainte-Catherine ce samedi 12 juin 2010.
Pour fêter les 30 ans du club de Tennis de Table, Claude CARON a encore bien donné de sa personne. L'organisation d'un tournoi convivial à handicap, d'une remise de prix et d'un dîner dansant pour clôturer la journée n'a pas dû être de tout repos ! Des invitations avaient été envoyées, non seulement aux joueurs inscrits au club cette saison, mais aussi aux anciens adhérents car Claude tenait à revoir tous les pongistes disponibles qu'il avait vus se succéder au sein du club depuis sa création.
C'est à Stéphane MALOU, entraîneur des jeunes du Club, qu' incomba la tâche de l'organisation du tournoi et du suivi des résultats. Stéphane MALOU jouera à Béthune à compter de la saison 2010-2011.
Après le tirage au sort des groupes de trois joueurs, la compétition commença et chacun put, à loisir, mouiller le maillot, du plus jeune au moins jeune, du joueur chevronné au joueur débutant ! Match après match, la sélection se fit,
laissant apparaître au tableau final les deux noms des valeureux rescapés :
Fabien PLOUVIEZ et Gaël COULON.
Dès que la table et le carré de jeu furent installés, l'affrontement commença.
Parti avec un handicap, Gaël COULON (casaque rouge)combla peu à peu son retard, mais Fabien PLOUVIEZ (photo ci-contre), son adversaire, ne s'en laissait pas compter. Les échanges en fin du 1er set, joué en 21 points, furent souvent spectaculaires et, les points étant gagnés alternativement par l'un et l'autre des pongistes, le suspense tint les spectateurs en haleine jusqu' à ce, finalement, Gaël emporta ce premier set sur le score de 28-26 ! Le second set se passa à l'image du premier, Gaël COULON parvenant à refaire son handicap, mais le brun chevelu ne laissa pas traîner l'affaire et remporta ce set à 21 points, remportant le tournoi devant un Fabien PLOUVIEZ très combatif.
Cet après-midi sportif n'était pas pour autant terminé. Une exhibition opposant deux pongistes de niveau national avait été prévue par les organisateurs. Ainsi, Franck DEBONNE (environ 500e national) et Christophe LEPLOMB (environ 300e national) nous gratifièrent d'échanges tellement extraordinaires qu'ils firent jaillir du public présent des applaudissements nourris. Les deux athlètes sont inscrits au club voisin de Saint-Laurent-Blangy
A cet épisode sportif succéda l'heure consacrée
à la remise des récompenses. Plusieurs coupes et autres lots offerts par les sponsors récompensèrent l'investissement de chacun en fonction de ses résultats, des talents naissants aux joueurs les plus aguerris.
J'ai, moi-même, été surpris d'entendre mon nom alors que je m'étais isolé pour me changer, le short déjà à mi-cuisses ! Je l'ai remonté vite-fait bien-fait pour aller, coudes au corps, quérir mon petit trophée ! C'est vous dire que tout le monde a eu sa récompense !
Vint enfin le moment où Madame BOULET, Présidente du Club, prit la parole pour retracer l'historique de l'A.S.T.T. Sainte-Catherine, suivie de Monsieur le Maire qui appuya en particulier les éloges que Mme BOULET avait prononcés à l'adresse de Claude CARON, secrétaire de l'association depuis 20 ans, et membre du club depuis ses origines.
La reconnaissance générée par la générosité de Claude dans son investissement au service du club qui débordait, bien évidemment, dans sa vie privée, mettant à contribution à longueur d'année sa charmante épouse, se concrétisa par des cadeaux venus de tous : les adhérents lui offrirent un ordinateur portable, la Commune de Sainte-Catherine une superbe porcelaine pour le dynamisme apporté à la commune et les services de Madame CARON furent également récompensés par un superbe bouquet de fleurs.
Il fallait aussi souligner l'extraordinaire participation de Jean-Marie BOULET dans la vie de ce club, aux côtés de son ami Claude.
Le moment était opportun pour faire fart à l'assemblée du changement de Président. Madame BOULET, Présidente en exercice, donna le flambeau à Marc COURTOIS, pétillant personnage, pour continuer le travail assuré pendant trente ans par ses aînés. Il me reste à relater la mise à l'honneur d'une personne qui ne s'attendait pas à être porté sur le devant de la scène, j'ai nommé Jean-Pierre DEBETHUNE. Jean-Pierre était présent à l'origine du club dont il est le plus ancien licencié. Pour la longévité de son attachement au club, c'est Monsieur le Maire de Sainte-Catherine qui remit au récipiendaire, à sa grande surprise, la Médaille d'Or Départementale du Pas-de-Calais.
La journée prit fin par un dîner dansant qui d'ouïe-dire, prit fin au bout de la nuit, moi-même ayant capitulé sur les coups de minuit, tandis que les couples amoureux se trémoussaient sous les feux de la rampe !
J'en termine en remerciant chaleureusement Claude pour m'avoir permis de retrouver une bonne poignée d'anciens que je salue une nouvelle fois, en espérant avoir l'occasion de retrouver avant longtemps cette bonne bande de joyeux drilles.
Merci encore, Claude, soigne-toi bien et je sais que les adhérents de ton club te seront fidèles et te rendront visite très souvent.

jeudi 17 juin 2010

COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

Avec la visite des ateliers et des Escadrons du Rafale sur la Base aérienne de Saint-Dizier le matin, nous nous étions replongés dans l'ambiance des installations techniques que nous avions connus, peu ou prou, à l'heure de notre activité au sein de l'Armée de l'Air. Notre passage au Cercle mixte de l'Air de Saint-Dizier nous fut des plus réparateurs et très apprécié, d'autant que l'après-midi promettait d'être long.
Au programme :
- Visite de "La Boisserie", résidence du Général de Gaulle,
- Découverte du Mémorial Charles-de-Gaulle,
- Recueillement sur la tombe du Général,
- Retour sur Cambrai en "vol de nuit" !
Sur ce coup, Alain n'a pas eu pitié des anciens qui sont réglés comme des bébés et se mettent au lit dès le coucher du soleil ! Cela dit, on ne lui en voudra pas car les sites que nous avons visités valaient bien le détour !
C'est en 1934 que le commandant Charles de Gaulle et son épouse acquièrent "La Boisserie", résidence située sur la commune de Colombey-les-Deux-Eglises.
Après avoir franchi le portail du domaine de La Boisserie, nous avons suivi un chemin bordé d'arbres et de buissons qui s'ouvrait, une cinquantaine de mètres plus loin, devant l'entrée de la demeure où nous attendait la guide. Elle était accompagnée d'une équipe de télévision de France 2 et nous expliqua que ces personnes nous enregistreraient pour une émission qui devait passer le 20 juin 2010 au 13h15 de Laurent Delahousse.
Nous avons été divisés en deux groupes. L'un entreprit la visite guidée, pendant que l'autre découvrait le parc qui avait été aménagé selon les voeux du Général, principalement pour le bien-être de ses enfants. On peut y découvrir un mini-golf et un court de tennis qui ne sont plus entretenus. Nous avions été prévenus que l'utilisation de caméras et d'appareils photo était interdite à l'intérieur de la maison. Je profitai que la fenêtre du bureau du Général de Gaulle fut entrouverte pour tenter de prendre un cliché. On aperçoit, ci-dessus, le meuble bibliothèque et la lampe bien connue, posée sur le bureau du Grand Homme.
De l'intérieur de la résidence, seules trois pièces sont proposées à la visite : La salle à manger, avec une grande table autour de laquelle la famille prenait ses repas. Charles de Gaulle se réservait la place qui lui permettait d'avoir le dos tourné devant la grande cheminée à feu de bois. Vient ensuite un salon qui n'était quasiment pas utilisé et n'était qu'une pièce de passage, et enfin, la bibliothèque où le Président conservait, posés tout en haut du meuble qui couvre les murs de part et d'autre de la pièce, les photos encadrées de tous les chefs d'Etats ou de Gouvernements qu'il avait pu rencontrer. Il avait disposé ensemble tous ceux qui représentaient les pays Alliés durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est de cette bibliothèque que l'on pouvait apercevoir, au fond, le bureau où le Général travaillait le dos tourné à la porte d'entrée. Il avait choisi cette disposition, non pas pour tourner le dos aux personnes qui y rentreraient - car il ne recevait jamais dans ce bureau - mais afin de profiter du superbe point de vue sur la vallée, et sur la crête qui relie Bar-sur-Seine à Bar-sur-Aube.
L'endroit est calme et propice à la réflexion. Si calme, que notre bien-aimé secrétaire, planté au beau milieu de la cour, s'est imaginé un instant devenir le maître de céans :


J'me plairais bien ici, dîtes donc !

Après être revenu à la raison, notre ami Alain reprit vite ses responsabilités et invita tout son beau monde à rejoindre l'autocar. En effet, la journée était loin d'être terminée et notre véhicule prit rapidement la direction du Mémorial Charles de Gaulle, quelques kilomètres plus loin, sur le plus haut de la colline surmontée de la fameuse Croix de Lorraine de 45 mètres de haut, érigée en 1972.C'est dans cette colline que fut construit le Mémorial Charles de Gaulle, inauguré le 11 octobre 2008 par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, accompagné de la Chancelière allemande Angela MERKEL.
Ce mémorial retrace toute la vie publique du Général. Au rez-de-chaussée un café-bar accueille les visiteurs. Passage indispensable pour tous, ce 25 mai 2010, tant la chaleur qui régnait sur la Champagne devenait accablante. La visite commence par l'exposition, dans un grand hall, de deux voitures utilisées par le Général de Gaule : une Traction Citroën 15-6 et la Citroën DS19 dans laquelle le Président se trouvait en compagnie de son épouse lors de l'attentat du "Petit-Clamart" le 22 août 1962.
Le reste de la présentation est grandiose et s'étend sur deux étages supérieurs. Succession de vitrines, de pavés d'images soulignés de textes explicatifs écrits ou sonores, exposition d'objets d'époque, film en boucle sur la bataille de Bir Hakem, etc... Je vous invite à consulter le lien ci-dessus pour obtenir de plus amples détails et les coordonnées nécessaires pour le cas où vous souhaiteriez visiter ce site. Sachez que vous devrez compter sur une demi-journée, minimum pour que vous puissiez profiter d'une visite complète de ce magnifique mémorial.
C'est exténués que nous avons rejoint le bus sur le parking. Nous devions nous rendre au cimetière de Colombey pour nous recueillir sur la tombe du Général et de sa famille. Un seul mot vient à l'esprit lorsque l'on pénètre dans ce cimetière qui ressemble au cimetière normal d'un petit village : simplicité. Seule une banquette en béton habillée de marbre d'une dizaine de mètres de long sur un mètre de large au pied du mur d'enceinte, couverte de dizaines de plaques (dont l'une déposée par un Allemand) suggère la présence en ces lieux d'une haute personnalité, tandis que le monument funéraire en marbre blanc du Général et de sa famille est dépouillé, seules les inscriptions gravées révèlent que l' illustre défunt repose sous ces pierres avec son épouse, Yvonne, et sa fille Anne.









La visite terminée, nous nous sommes dirigés, une fois de plus, vers notre autocar tout blanc, ravis que notre périple historique se termine, d'autant plus que nous en revenions à des moments plus conviviaux...et reconstituants ! Il commençait à se faire tard et nos organismes montraient des signes de fatigue évidente, privés autant de liquide que de solide... D'aucuns même étaient proches du délire.
Devant l'urgence, le maître de cérémonie s'employa vivement à monter sa table de camping, aidé en cela de sa fidèle assistante. Avant toute consommation, notre Président prit la parole pour nous apprendre que, sous aucune sorte de pression, il avait décidé spontanément d'offrir à tous l'apéritif de ce soir pour arroser ses galons de Capitaine encore un peu raides. Y-a-t-il eu complot ou était-ce aussi spontanément, mais l'ami Gérard (que j'appelle toujours Christian parce-qu'il s'appelle Marin...-salut moustache !), saisi d'un élan de charité envers ses amis présents, annonça que, lui aussi, tenait à faire un geste pour fêter l'acquisition d'une ...résidence à roulettes, je pense, en mettant un fût en perce. (On a bien fait d'venir, dit l'autre !).
Tout le monde ayant repris des couleurs, ce fut (pas le même) ensuite à l'estomac qu'il fallait penser. Madame la Secrétaire sortit les sandwiches que chacun se vit remettre contre un ticket de rationnement (je blague !). Pendant un court instant, on n'entendit plus que le bruit des mandibules. (à côté d'un cimetière, ça fait un drôle d'effet).
Puis, le verbe reprit le dessus. Les langues reprirent leur babillage et l'ambiance alla bon train, chacun étant assuré de rentrer chez soi en évitant le SAMU. Ambiance, ambiance, avez-vous dit ? C'est qu'il y en avait sur le chemin du retour ! On aurait dit un car d'étudiants qui revenaient d'une sortie culturelle, leur professeur inquiet de voir sa classe s'entendre comme des larrons en foire.
Ne vous méprenez pas sur les gestes que l'on peut deviner sur l'image ci-contre : il ne s'agit pas là d'une obscénité, mais d'un banc d'aviateur lancé par notre Président pour une raison qui m'a échappée ; saluer un événement ou une personne peut-être. En tous cas, tout le monde fut ravi de cette superbe journée, fatiguante, certes, mais riche de culture et d'émotion, et nous ne remercierons jamais assez Alain de savoir organiser, pour tous les anciens de l'Armée de l'Air, des sorties d'une telle qualité.