jeudi 17 juin 2010

COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES

Avec la visite des ateliers et des Escadrons du Rafale sur la Base aérienne de Saint-Dizier le matin, nous nous étions replongés dans l'ambiance des installations techniques que nous avions connus, peu ou prou, à l'heure de notre activité au sein de l'Armée de l'Air. Notre passage au Cercle mixte de l'Air de Saint-Dizier nous fut des plus réparateurs et très apprécié, d'autant que l'après-midi promettait d'être long.
Au programme :
- Visite de "La Boisserie", résidence du Général de Gaulle,
- Découverte du Mémorial Charles-de-Gaulle,
- Recueillement sur la tombe du Général,
- Retour sur Cambrai en "vol de nuit" !
Sur ce coup, Alain n'a pas eu pitié des anciens qui sont réglés comme des bébés et se mettent au lit dès le coucher du soleil ! Cela dit, on ne lui en voudra pas car les sites que nous avons visités valaient bien le détour !
C'est en 1934 que le commandant Charles de Gaulle et son épouse acquièrent "La Boisserie", résidence située sur la commune de Colombey-les-Deux-Eglises.
Après avoir franchi le portail du domaine de La Boisserie, nous avons suivi un chemin bordé d'arbres et de buissons qui s'ouvrait, une cinquantaine de mètres plus loin, devant l'entrée de la demeure où nous attendait la guide. Elle était accompagnée d'une équipe de télévision de France 2 et nous expliqua que ces personnes nous enregistreraient pour une émission qui devait passer le 20 juin 2010 au 13h15 de Laurent Delahousse.
Nous avons été divisés en deux groupes. L'un entreprit la visite guidée, pendant que l'autre découvrait le parc qui avait été aménagé selon les voeux du Général, principalement pour le bien-être de ses enfants. On peut y découvrir un mini-golf et un court de tennis qui ne sont plus entretenus. Nous avions été prévenus que l'utilisation de caméras et d'appareils photo était interdite à l'intérieur de la maison. Je profitai que la fenêtre du bureau du Général de Gaulle fut entrouverte pour tenter de prendre un cliché. On aperçoit, ci-dessus, le meuble bibliothèque et la lampe bien connue, posée sur le bureau du Grand Homme.
De l'intérieur de la résidence, seules trois pièces sont proposées à la visite : La salle à manger, avec une grande table autour de laquelle la famille prenait ses repas. Charles de Gaulle se réservait la place qui lui permettait d'avoir le dos tourné devant la grande cheminée à feu de bois. Vient ensuite un salon qui n'était quasiment pas utilisé et n'était qu'une pièce de passage, et enfin, la bibliothèque où le Président conservait, posés tout en haut du meuble qui couvre les murs de part et d'autre de la pièce, les photos encadrées de tous les chefs d'Etats ou de Gouvernements qu'il avait pu rencontrer. Il avait disposé ensemble tous ceux qui représentaient les pays Alliés durant la Seconde Guerre Mondiale. C'est de cette bibliothèque que l'on pouvait apercevoir, au fond, le bureau où le Général travaillait le dos tourné à la porte d'entrée. Il avait choisi cette disposition, non pas pour tourner le dos aux personnes qui y rentreraient - car il ne recevait jamais dans ce bureau - mais afin de profiter du superbe point de vue sur la vallée, et sur la crête qui relie Bar-sur-Seine à Bar-sur-Aube.
L'endroit est calme et propice à la réflexion. Si calme, que notre bien-aimé secrétaire, planté au beau milieu de la cour, s'est imaginé un instant devenir le maître de céans :


J'me plairais bien ici, dîtes donc !

Après être revenu à la raison, notre ami Alain reprit vite ses responsabilités et invita tout son beau monde à rejoindre l'autocar. En effet, la journée était loin d'être terminée et notre véhicule prit rapidement la direction du Mémorial Charles de Gaulle, quelques kilomètres plus loin, sur le plus haut de la colline surmontée de la fameuse Croix de Lorraine de 45 mètres de haut, érigée en 1972.C'est dans cette colline que fut construit le Mémorial Charles de Gaulle, inauguré le 11 octobre 2008 par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, accompagné de la Chancelière allemande Angela MERKEL.
Ce mémorial retrace toute la vie publique du Général. Au rez-de-chaussée un café-bar accueille les visiteurs. Passage indispensable pour tous, ce 25 mai 2010, tant la chaleur qui régnait sur la Champagne devenait accablante. La visite commence par l'exposition, dans un grand hall, de deux voitures utilisées par le Général de Gaule : une Traction Citroën 15-6 et la Citroën DS19 dans laquelle le Président se trouvait en compagnie de son épouse lors de l'attentat du "Petit-Clamart" le 22 août 1962.
Le reste de la présentation est grandiose et s'étend sur deux étages supérieurs. Succession de vitrines, de pavés d'images soulignés de textes explicatifs écrits ou sonores, exposition d'objets d'époque, film en boucle sur la bataille de Bir Hakem, etc... Je vous invite à consulter le lien ci-dessus pour obtenir de plus amples détails et les coordonnées nécessaires pour le cas où vous souhaiteriez visiter ce site. Sachez que vous devrez compter sur une demi-journée, minimum pour que vous puissiez profiter d'une visite complète de ce magnifique mémorial.
C'est exténués que nous avons rejoint le bus sur le parking. Nous devions nous rendre au cimetière de Colombey pour nous recueillir sur la tombe du Général et de sa famille. Un seul mot vient à l'esprit lorsque l'on pénètre dans ce cimetière qui ressemble au cimetière normal d'un petit village : simplicité. Seule une banquette en béton habillée de marbre d'une dizaine de mètres de long sur un mètre de large au pied du mur d'enceinte, couverte de dizaines de plaques (dont l'une déposée par un Allemand) suggère la présence en ces lieux d'une haute personnalité, tandis que le monument funéraire en marbre blanc du Général et de sa famille est dépouillé, seules les inscriptions gravées révèlent que l' illustre défunt repose sous ces pierres avec son épouse, Yvonne, et sa fille Anne.









La visite terminée, nous nous sommes dirigés, une fois de plus, vers notre autocar tout blanc, ravis que notre périple historique se termine, d'autant plus que nous en revenions à des moments plus conviviaux...et reconstituants ! Il commençait à se faire tard et nos organismes montraient des signes de fatigue évidente, privés autant de liquide que de solide... D'aucuns même étaient proches du délire.
Devant l'urgence, le maître de cérémonie s'employa vivement à monter sa table de camping, aidé en cela de sa fidèle assistante. Avant toute consommation, notre Président prit la parole pour nous apprendre que, sous aucune sorte de pression, il avait décidé spontanément d'offrir à tous l'apéritif de ce soir pour arroser ses galons de Capitaine encore un peu raides. Y-a-t-il eu complot ou était-ce aussi spontanément, mais l'ami Gérard (que j'appelle toujours Christian parce-qu'il s'appelle Marin...-salut moustache !), saisi d'un élan de charité envers ses amis présents, annonça que, lui aussi, tenait à faire un geste pour fêter l'acquisition d'une ...résidence à roulettes, je pense, en mettant un fût en perce. (On a bien fait d'venir, dit l'autre !).
Tout le monde ayant repris des couleurs, ce fut (pas le même) ensuite à l'estomac qu'il fallait penser. Madame la Secrétaire sortit les sandwiches que chacun se vit remettre contre un ticket de rationnement (je blague !). Pendant un court instant, on n'entendit plus que le bruit des mandibules. (à côté d'un cimetière, ça fait un drôle d'effet).
Puis, le verbe reprit le dessus. Les langues reprirent leur babillage et l'ambiance alla bon train, chacun étant assuré de rentrer chez soi en évitant le SAMU. Ambiance, ambiance, avez-vous dit ? C'est qu'il y en avait sur le chemin du retour ! On aurait dit un car d'étudiants qui revenaient d'une sortie culturelle, leur professeur inquiet de voir sa classe s'entendre comme des larrons en foire.
Ne vous méprenez pas sur les gestes que l'on peut deviner sur l'image ci-contre : il ne s'agit pas là d'une obscénité, mais d'un banc d'aviateur lancé par notre Président pour une raison qui m'a échappée ; saluer un événement ou une personne peut-être. En tous cas, tout le monde fut ravi de cette superbe journée, fatiguante, certes, mais riche de culture et d'émotion, et nous ne remercierons jamais assez Alain de savoir organiser, pour tous les anciens de l'Armée de l'Air, des sorties d'une telle qualité.



dimanche 6 juin 2010

ENTRE LA B.A. 113 SAINT-EXUPERY de SAINT-DIZIER ET COLOMBEY-LES-DEUX-EGLISES...

Les pentes démentes de Savoie n'ont pas eu raison de mes mollets : me voici de retour après ces deux conquêtes dont je vous donnerai les détails sur mon blog CYCLOTOURISME.
Revenons à la superbe journée du 25 mai dernier. Dans notre marathon, nous en étions arrivés à l'heureuse pause méridienne passée au Cercle Mixte de l'Air à Saint-Dizier.
Au Cercle Mixte de l' Air à Saint-Dizier, la table avait été dressée dans le grand carré, couvert d'une verrière qui, ce jour-là, ajouta des degrés superflus à l'ambiance qui régnait dans notre groupe. Sur une plaque de marbre fixée au mur on peut lire une phrase extraite de "Courrier Sud" d' Antoine de SAINT-EXUPERY que je laisse à votre réflexion : "Il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent".
Conscientes de notre état de dessèchement bien avancé, d'agréables jeunes femmes en uniforme s'employèrent très rapidement à nous servir un léger apéritif bien apprécié de tous.

Dès que chacun eut trou sa place et humecté ses amygdales affreusement mises à l'épreuve de la sécheresse, notre Président prit la parole afin de remercier Madame Laurence RAMERY de nous avoir accompagnés sur la Base Aérienne n°113, ne manquant pas de louer sa compétence et sa gentillesse. Pour concrétiser ces remerciements, Alain DELSANT, organisateur-secrétaire précieux de la Confrérie a offert 3 cadeaux-souvenirs à cette jeune personne originaire de Lille : Une photo encadrée d'un Mirage 2000 au décollage, aux armes de la Base aérienne n° 103, René Mouchotte de Cambrai. Puis, une bouteille d'une bière fabriquée dans notre région et enfin une boîte de bêtises de Cambrai.
Des remerciements ont été adressés également à Monsieur Philippe LAFARGE, Chargé de communication à la mairie de Cambrai pour l'aide apportée lors de l'organisation de manifestations liées à l'Armée de l'Air dans sa ville.

Ces formalités importantes étant accomplies, plus rien ne s'opposait à ce que nous partagions ce repas tant attendu que le personnel nous servit prestement. Jean-Luc, dit "tiot' bloches" ne me contredira pas, pas plus que "krazucki", "Ben", ou René ; ni même Gérard que j'aime à agacer en


l'appelant Christian (parce qu'il s'appelle Marin), ou encore le rescapé du club des "Jean-Marie", surveillé de près par sa moitié, attentive à ce que son homme ne manquât de rien !!!
Entre la poire et le fromage, Laurence fit profiter à son entourage de quelques anecdotes vécues lors du tournage, sur la Base aérienne de Saint-Dizier, de l'émission que présenta Michel Drucker sur France 2 le 23 mars dernier, consacrée à l'Armée de l'Air et au Rafale.
Soudain, peu avant que n'arrive le dessert, notre ami Georges arriva à la table des "Officiels" et demanda le silence. Que se passait-il ? Qu'avait-il donc à dire le gaillard ?! Ah ! Mais je l'avais senti venir de loin mon homme :
Dès qu'il prit la parole, il s'est grillé tout seul : le chéri de ces dames tenait à rendre hommage à Laurence, en soulignant sa disponibilité, sa compétence, sa gentillesse et son charme ! Ben voyons !!! Un ban d'aviateur salua tous ces mérites et, dans sa générosité sans borne, notre Don Juan de service se proposa de nous représenter à lui tout seul pour....pour quoi ?.... eh bien : pour faire la bise à la Madame, pardi !!!

Ah ! il ne perd pas le Nord le gredin ! Ainsi, dans l'amusement général déclenché par son initiative tout à fait désintéressée, (!), Isola 2000 s'exécuta de bonne grâce et je dois dire que la jeune femme ne sembla pas indifférente à ce charme venu des îles ! Un petit mot dit à l'oreille après le baiser fit littéralement craquer la proie de l'enjôleur ! Quelle classe Georges ! Regardez-moi comment il l'a mise dans sa poche la jeunette ! Et comme disait mon grand-père : "Femme qui rit, à moitié...etc..." !


Après de tels moments impayables, vous pensez bien que le voyage, repris à destination de Colombey-les-Deux-Eglises, se passa dans la bonne humeur, engendrée par la complicité que tous les anciens entretiennent en taquinant un tel ou en se racontant des aventures burlesques vécues parfois des dizaines d'années auparavant.
Merci encore à notre Président et rendons hommage à notre chef d'orchestre Alain qui nous permettent de sauvegarder ce que les impératifs du modernisme dans les armées ne pourront pas nous enlever : l'amitié entre anciens de l'Armée de l'Air !

A bientôt pour la visite de Colombey-les-Deux-Eglises.

mercredi 26 mai 2010

LE RAFALE - BASE AERIENNE n°113 SAINT-EXUPERY à SAINT-DIZIER

Mes amis, encore un sujet aéronautique ! Que voulez-vous : dans l' Armée de l' Air, ça bouge, même chez les anciens !!! Ca bouge même très tôt et jusque très tard ! Imaginez-vous que notre secrétaire-organisateur de voyages préféré (humm...il aime...!) a réussi à faire sortir du lit la plupart d'entre nous à 03h45 ce 25 mai 2010 - car le rendez-vous sur le parking de la Base 103 Cambrai-Epinoy était fixé à 04h45 pour un départ à 05h00 - pour nous rendre à nos familles à 23h45, complètement épuisés par cette journée-marathon pendant laquelle la température extérieure tutoyait les 28° à l'ombre, bien avant le premier apéro !
Ce que nous avons fait en cette journée, coudes au corps, des lycéens de 17 ans l'auraient fait en trois jours en pleurant après leur maman !
Programme :
Base aérienne n° 113 à Saint-Dizier
- visite des ateliers de l' ESTA 15.007 (Escadron de Soutien Technique Aéronautique)
- visite de la zone "Rafale"
Repas : Cercle-Mixte de l'Air Saint-Exupéry à Saint-Dizier

Colombey-les-Deux-Eglises
- visite de la résidence principale du Général-de-Gaulle
"La Boisserie"
- visite du Mémorial "Charles-de-Gaulle"
- recueillement sur la tombe du Général au cimetière de Colombey.
Aujourd'hui je consacrerai ma page à notre passage sur la Base aérienne de Saint-Dizier.
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A l'heure convenue, le car dans lequel s'étaient installés une cinquantaine d' anciens de l' Armée de l' Air, de quelques épouses et amis invités se dirigea vers Marquion pour emprunter l' autoroute A26 en direction de Saint-Dizier. Vous ne serez pas surpris de savoir qu'après un peu plus de 2 heures de route, l'autocar s'immobilisa sur une aire de repos pour permettre à chacun et chacune de se rafraîchir et de prendre un ou deux croissants mouillés d'un café servi avec prestance par les habituelles bonnes mains ! C'est un moment très convivial auquel l'ami Isola participa de bonne grâce. Nous verrons plus tard qu'il sait être sur tous les coups, le bougre !!!

Après cette pause, chacun reprit sa place dans le car militaire qui reprit sa route vers la Champagne. Tandis qu' Alain s'employait à distribuer les Bêtises de Cambrai à ses "p'tits vieux" (dont je suis...), le Président Jean-Bernard CARPENTIER, dit Carpète (pour les non initiés), ayant retrouvé ses ouailles qu'il n'avait pu accompagner lors de notre dernière sortie en région parisienne, fit le tour des popottes pour tailler une petite bavette avec quelques sympathisants.
250km après notre départ, nous sommes arrivés à la Base aérienne n° 113, Saint-Exupéry à Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. Les formalités préalables à l'entrée sur la Base une fois remplies, nous avons été accueillis par Mademoiselle Laurence RAMERY.
Mademoiselle RAMERY est la responsable des relations extérieures à la Base aérienne 113. Il n'est pas inutile de saluer la remarquable compétence avec laquelle cette jeune femme présenta l'historique de la Base à toute l'assemblée réunie en la salle de briefing du P.C. Base, sachant répondre avec pertinence aux diverses questions que quelques collègues lui posèrent à l'issue de son exposé. Je vous encourage à cliquer sur le lien ci-dessus pour tout connaître ce qui touche à cette Base aérienne qui se prépare à une mutation de grande envergure en devenant Base de Défense (BDD), à l'inverse de notre chère Base du Commandant Mouchotte à Cambrai qui s' éteindra courant 2012.
Notre visite des ateliers du RAFALE commença par la présentation du siège éjectable qui équipe cet aéronef, fabriqué par Martin-Baker. Ce lien permettra aux personnes intéressées d'obtenir tous les renseignements techniques qu'ils souhaitent. Nous avons été ensuite dirigés vers l'atelier "moteurs" où sont vérifiés et entretenus les propulseurs M88-2, construits par la SNECMA . Un responsable d'atelier nous fit découvrir une merveille équipée de deux ordinateurs sophistiqués qui gèrent, à la place du pilote, les anomalies ou pannes qui peuvent survenir en vol, ce qui permet au pilote concentrer son attention uniquement sur sa mission. Autre pas de géant dans cette technologie liée à l'informatique : Pour la révisionriodique des réacteurs, ceux-ci sont divisés en modules contrôlés chacun séparément par les sous-officiers mécaniciens. Après le réassemblage des éléments, seules les "cotes d'assemblage" sont contrôlées par les techniciens. Chaque ordinateur assure, en 5 minutes chacun, la vérification complète de toutes les connexions, raccords, contacts, etc... ce travail rend inutile le passage du moteur au "banc d'essai", opération qui était absolument indispensable avec les réacteurs qui équipaient les appareils jusqu'au Mirage 2000.
La haute compétence des spécialistes de l'Armée de l'Air reste néanmoins indispensable pour mettre en oeuvre des matériels de grande technicité et la rigueur de la tâche n'exclue pas le travail dans la bonne humeur entre mécaniciens de sexes différents, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-contre !
Après la visite de ces ateliers, nous nous sommes rendus dans le bâtiment de la zone "Rafale", inauguré par Monsieur De Villepin, Premier Ministre, le 26 juin 2006. Ce bâtiment abrite l' Escadrons 01.007 Provence et l' Escadron 01.091 Gascogne.





Nous avons clôturé cette exceptionnelle immersion dans l'univers du Rafale que nous avons eu le privilège d'explorer par la traditionnelle photo de groupe que le photographe de la Base aérienne 113 n'imaginait probablement pas avoir à prendre avec le numérique de la quasi totalité des visiteurs !

La première partie de notre longue journée se terminait. Après un passage au Mess pour permettre à chacun d'acheter un souvenir de sa visite sur la Base aérienne Saint-Exupéry, nous avons rejoint le Cercle Mixte de l'Air dans la ville de Saint-Dizier où nous étions attendus pour nous refaire une santé, la métaphore n'étant pas exagérée compte tenu de notre réveil matinal et de la météo digne des étés hexagonaux les plus torrides !

Ces agapes méritent à elles seules un article que je proposerai à votre lecture ultérieurement.

Si je suis en forme, ça devrait saigner !!!

En attendant, je pars affronter les pourcentages déments des pentes que je soumets à l'effort de mes mollets qui m'amèneront, je ne sais encore dans quel état, au Col de La Croix de Fer puis au Col du Glandon (non, ce n'est pas du tout le cousin du Col de l'Utérus, mauvaises langues) !

samedi 8 mai 2010

MEETING AERIEN SUR LA BASE AERIENNE n° 103 - CAMBRAI


Un petit mot pour vous rappeler l'exceptionnelle manifestation aérienne qui sera présentée sur la Base aérienne n° 103 de CAMBRAI les samedi 26 et dimanche 27 juin prochain.

Etant donnée la fermeture annoncée de la Base aérienne René Mouchotte au cours de l'année 2012, il est fort probable qu'il sagisse là de la dernière fête aérienne de cette envergure à laquelle il vous sera permis d'assister dans la région.

En cliquant sur le titre de cet article, vous ouvrirez un site internet spécialement créé pour la circonstance.

Merci de faire suivre cette information à toutes les personnes qui figurent dans vos relations et qui sont susceptibles d'être intéressées par ce fabuleux spectacle donné dans une ambiance que seule l' Armée de l'Air est capable de générer.
N.B. : Par double-clic sur le diaporama ci-joint, vous pourrez admirer plus de 400 photos d'une qualité exceptionnelle d'aéronefs en démonstration aérienne ou en "statique". Ces photos ont été prises à l'occasion du Meeting 2006. Elles m'ont été fournies par Monsieur Alain DELSANT passionné d'aéronautique.
Il vous faudra probablement télécharger le logiciel PICASA si vous ne l'avez pas déjà sur votre ordinateur.

lundi 3 mai 2010

UN PEU D'AMOUR...DANS CE MONDE DE BRUTES !

Un petit retour dans mes recueils pour vous soumettre un second poème.
De l'Amour-fraîcheur, encore à peine entamé ! Certains diront que ça
les change du vieux gredin que je suis ! Les mauvaises langues !!!

La particularité de ce poème est qu'il est écrit en octosyllabes.

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NUIT D'AMOUR


Quand le soleil promènera
Sur ton corps sa douce caresse,
Celle qui, lorsqu'il est si las
Est rouge et triste et qui paresse,

Nous goûterons à notre fable
Et, bercés nous serons tous deux
Par le bruit de l'eau sur le sable
Et la tendresse de nos yeux.

Le soir cachant notre folie
Fera silence autour de nous,
Et la douceur de notre nuit
Fera toute roses nos joues.

Alors chanteront les Amours
Et nous couleront tendrement
Nos corps, l'un et l'autre s'aimant...
Et puis nous attendront le jour.

Mon front posé dessus ton sein,
Tes doigts noués avec les miens,
Nous vivrons le repos si doux
Des amoureux qui furent fous.

J'entendrai murmurer ton coeur
Et, pour accompagner son chant
Murmurera aussi le vent
Sa chanson à notre bonheur.


JCD - juin 1969
Photos tirées du site

dimanche 25 avril 2010

MEMORIAL DU MONT VALERIEN



LE MÉMORIAL DE LA FRANCE COMBATTANTE,

DONT LA CONSTRUCTION FUT DÉCIDÉE PAR LE
GÉNÉRAL DE GAULLE, A ÉTÉ INAUGURE PAR
LUI-MÊME, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, LE 18 JUIN 1960
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Encore tout "ébeubis" (permettez moi cette "picardisaille"*) de notre visite dans ateliers de DASSAULT AVIATION, nous voici transportés, l'estomac dans les talons, dans le "55 places" immaculé de la Base aérienne n° 103 de Cambrai, vers la colline appelée "LE MONT VALERIEN", au faîte de laquelle s'active, sous ce nom depuis le 1er avril 1947, le 8e Régiment des Transmissions de l'Armée de Terre dont la devise est "Tu es l'ancien : sois le meilleur" !
(Le ton enjoué dans lequel j'introduis la narration de cette seconde partie de la journée passée avec les anciens de l'Armée de l'Air ne présage pas du caractère extrêmement dramatique, tragique, infiniment émouvant et respectueux de l'objet même de notre visite en cet endroit qui est ...j'allais dire un symbole, mais plutôt une réalité éminemment importante pour la mémoire des personnes qui ont, ici, sacrifié leur vie pour la nation ainsi que pour leurs familles.
Mais..., que voulez-vous...chaque chose en son temps.)

Nous en étions donc, pour la plupart j'imagine, "l'estomac dans les talons" - (Et non pas : "Laisse Thomas dans l'étalon", ce qui serait du domaine de la zoophilie !) - Et, comme précisé dans l'épisode précédent : Dans l'Armée de l'Air, on est opérationnel en toute circonstance. Du coup, pas de surprise : notre bon samaritain (Alain l'ops.) avait prévu de quoi nous humidifier la glotte et mettre à l'épreuve la sous-ventrière des plus gaillards d'entre nous !!!
La mignonne du pays des Îles avait beau être de bonne volonté, elle ne pouvait manifestement pas faire face à une telle bande d'assoiffés ! Qu'à cela ne tienne, d'aucun entreprit très vite un mouvement social spontané (je parle de l'homme en bleu...) pour venir en aide au personnel en place !

Après la première gorgée du délicieux nectar qui nous était offert, nous avons rapidement formé les faisceaux par affinité (ce mot fait un peu tarlouze dans le domaine militaire, vous ne croyez pas ...?!). Les tables rondes sont très favorables pour entretenir la convivialité entre les convives (justement) !





Il n'avait échappé à personne que quelques-uns de nos collègues n'avait pu se joindre à nous ce jour-là, et nous savions que pour deux d'entre eux cette absence était due à un souci de santé. Peu avant le repas, Alain prit la parole pour donner des nouvelles un peu plus rassurantes de notre ami Jean-Claude HERARD, et suggéra à ceux qui le connaîtraient d'écrire un petit mot d'encouragement et de soutien à l'intention du très populaire Major GLOMME, sorti depuis peu, lui aussi, d'une opération délicate.
Nous remercions au passage le personnel du Cercle-Mess du 8e Régiment des Transmissions de l'Armée de Terre et leurs supérieurs pour l' accueil qui nous a été réservé et la disponibilité dont ils ont fait preuve à notre égard.
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Il ne m'est pas possible de donner ici les détails très intéressants sur les sites que nous allons visiter. D'autres avant moi ont fait ce travail. J'ai relevé les deux liens ci-dessous que je vous encourage à consulter. Ils vous apporteront toutes les informations que vous souhaiteriez connaître.

Notre petit périple commença par le Mémorial de la France Combattante, érigé à la demande du Général de Gaulle, qu'il a inauguré en tant que Président de la République le 18 juin 1960.


Ce Mémorial est constitué d'un mur en grès rose d'une longueur de 150 mètres, orné de 16 imposantes sculptures réalisées par 16 artistes différents, représentant le courage des combattants et les différentes formes du combat. En son milieu s'élève une Croix de Lorraine d'une hauteur de 12 mètres flanquée de 2 portes donnant accès à la crypte où reposent 16 corps de combattants français, et au chemin du souvenir. Devant la Croix, une flamme brûle en permanence depuis l'inauguration. Derrière elle, sur la Croix de Lorraine, est gravée cette phrase, prononcée par Le Général le 18 juin 1940 : "Quoiqu'il arrive, la flamme de la Résistance ne s'éteindra pas".

Notre visite se poursuivit par la crypte puis par le Chemin du Souvenir, ce même chemin que devaient emprunter les prisonniers amenés en camion puis enfermés dans une chapelle désaffectée en attendant d'être dirigés, une centaine de mètres en contrebas, dans une clairière où ils étaient fusillés.

Dans la chapelle sont conservés les 5 poteaux d'exécution. Depuis septembre 2003 une cloche en bronze de plus de 2 mètres de haut a été installée à même le sol, sur laquelle ont été gravés, par années, le nom de 1014 fusillés authentifiés à ce jour.

Notre guide nous fit ensuite découvrir la fameuse Clairière des Fusillés où se déroulaient les exécutions. Les corps des victimes étaient ensuite répartis dans les cimetières des communes environnantes telles que Suresnes, Rueil-Malmaison, Nanterre, etc... Un abbé Allemand, le Père Franz STOCK, avait tenu à aider les prisonniers dans leur ultime épreuve. Connaissant la date prochaine de leur exécution, il encourageait les futurs fusillés à écrire un petit mot à leur famille. L'une de ces lettres est gravée sur une pierre devant la Clairière. Notre guide nous a fait vivre un moment d'une émotion intense en demandant à deux d'entre nous, Madame HAZEBROUCK et Jo DELVAL qui se sont portés volontaires, de lire chacun une de ces lettres que de jeunes combattants avaient écrites à leur famille. A la fin de la lecture, les visages étaient très graves et certains regards troublés par l'émotion. Une minute de silence a été respectée par l'ensemble de la communauté, chacun prenant conscience du sacrifice de ces Français, parfois si jeunes, au service de la Nation.
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Après une journée aussi bien remplie, nous avons regagné notre autocar pour rejoindre le Cambraisis. Mais, notre cher Alain nous avait réservé une dernière surprise ! Une petite visite des monuments parisiens ! Ainsi, de la Porte de Saint-Cloud, nous avons rejoint Roissy par le Sud, puis l'Est avant de retrouver l'autoroute A1 ! Un seul reproche : du périf extérieur et de la Francilienne, beaucoup ont eu bien du mal à distinguer les perles de notre Patrimoine qui sont généralement en plein centre de la capitale !

On ne lui en voudra pas (il a passé des bêtises de Cambrai dans le bus, sans doute pour se faire pardonner...) : égal à lui-même, le roi des aires de repos a dressé son pupitre sur le macadam pour nous proposer l'apéro de fin de journée ! Sympa, non ?

En tous cas, merci encore à lui qui, malgré nos caractères difficiles ou taquins, continue à nous proposer de superbes sorties qui permettent aux anciens de se retrouver et de parler du bon vieux temps !