mercredi 26 septembre 2012

DEMENAGEMENT DU MUSEE DE LA BASE AERIENNE N° 103

Il y a quelques semaines, le secrétaire de l' Association des Anciens et Amis de la Base aérienne n°103, Jean-Georges LEBAUDY, a fait appel aux bonnes volontés afin de procéder au déménagement du musée de la base de Cambrai-Epinoy baptisé "CAMBR'AIR MUSEUM".
C'est ainsi que le 25 septembre 2012 à 08h30 les volontaires au nombre d'environ 15 personnes se sont présentés à l'entrée de la B.A. 103 pour assurer cette tâche au chevet du défunt site de l' Armée de l'Air.
Hormis le LCL LEBAUDY que j'avais connu capitaine lorsque nos carrières s'étaient rejointes sur la base René Mouchotte, je ne connaissais aucune des personnes présentes mais la sympathie ambiante eût tôt fait de lier le groupe dès que les bras commencèrent à remuer.
Il y avait de quoi faire : démontage d'armoires, de vitrines, embarquement de panneaux grillagés destinés à recevoir des photos rappelant la vie de tel escadron ou de telle unité opérationnelle ou d'assistance technique... J'ai vu défiler dans les mains des déménageurs bénévoles des tableaux de certaines unités énumérant les commandants qui s'y sont succédés, de leur création jusqu' à leur dissolution : l'E.C 2/12 Picardie, créé le 1er mai 1954 : 1er commandant, le Capitaine DU BOULAY sur OURAGAN, dernier commandant de l' escadron : le LCL VAISSE sur MIRAGE 2000C jusqu' à la dissolution de l'escadron en 2009 ; le SPA 172 ; le SPA 90 ; le SPA 173 ; celui des S.T. de la 12e Escadre sur plaque de cuivre ainsi que celui du GERMAC 16.103.
....et aussi l'une des plaques qui remémoraient à chacun, lorsqu'il entrait au P.C. Base, le nom des commandants que la Base aérienne n°103 a eu sous leur commandement depuis le Colonel Jacques PELLERAY le 1er mai 1953 au Colonel Eric GERNEZ qui rendit le drapeau  de la Base au Général PALOMEROS, le 28 juin 2012 au terme de la cérémonie de la dissolution de son unité.  
Il me semblait qu'au travers de tous ces éléments matériels, l'âme de la Base aérienne de Cambrai quittait peu à peu l'endroit devenu quasiment désert. L'herbe sauvage avait déjà commencé à envahir certains espaces environnant la zone technique et je touchai du regard la tristesse d'une aussi prestigieuse infrastructure vouée à je ne sais quel minable destin, les échos provenant des différents projets, tour à tour présentés par les-uns pour être réfutés par d'autres, me semblant tellement préoccupants quant à l'avenir de ce site pourtant riche en capacité de réhabilitation...!
Soit...nous étions là pour déménager...! Et nous déménagions, malgré tout, dans la bonne humeur. La Ville de Cambrai avait donné au responsable de l'opération les moyens nécessaires en véhicules et 7 de ses employés que je cite et que je remercie de la part de l'Armée de l'Air : Pascal REGNIER, Sébastien BEYEART, François LEGRAND, Stéphane VANESSE, Daniel MORY (super nom pour un déménageur...!), Vincent BUZIN et Jean-Michel DUFOUR.
En fin de matinée le premier convoi quitta la Base pour se rendre dans les services de la ville de Cambrai  où seront provisoirement entreposés tous ces souvenirs.



Lorsque cette première étape fut terminée les estomacs étaient arrivés dans les talons. Mais...pas de sandwich pour les gros bras : nous remercions le Lieutenant-Colonel PEPY, commandant l' Organe Liquidateur de la BA 103, qui nous avait invités à déjeuner au Mess Mixte de la Base.
Les estomacs ayant repris leur place habituelle toute la troupe se regroupa pour la photo collective avant de se diriger vers l'ancien Musée de la Base (dans le bâtiment qui abritait autrefois le simulateur de vol).

Là, on devait s'attaquer aux gros morceaux : un MATRA 530 (missile de 250kg) et une console radar qui pesait aussi son poids, nom d'une pipe !!! Pour remuer d'un poil la console, même les musclés se cassèrent le nez. Après tergiversations on a entrepris de vider la bête de quelques éléments facilement "extractibles" puis, le meuble quasiment vidé de son contenu fut déplacé au moyen de deux transpalettes vers la sortie du bâtiment. Bien qu'étant allégée, la charge nécessitait les "big moyens". Aussi avons nous eu recours au chariot élévateur de compétition piloté par un spécialiste provenant, sans doute, du reste de mon ancien E.R.T. (Escadron de Ravitaillement Technique) qui doit probablement encore sentir de ma sueur...d'il y a 22 ans !
Et le missile ? Bel engin mon colonel ! L' équipe avait réussi à en venir à bout. Désolidarisé de son support, le suppositoire avait été présenté dans le hall du bâtiment mais, après mûres réflexions, il fut repositionné au pied de son support. En effet, l'emmener eût été chose faite que nous n'aurions pu lui trouver un lieu de stockage accessible.
Une dernière tâche fut dévolue au maître de cérémonie : la dépose de la plaque du CAMBR'AIR MUSEUM du mur d'un bâtiment qui devient anonyme !
 
Ainsi, l'ultime convoi se dirigea vers la sortie de la Base aérienne que je quittai, qui sait, peut-être pour la dernière fois, comme on quitte la demeure qui perd, avec le départ d'un être cher, tout l'intérêt d'une visite qui apporterait dorénavant plus de tristesse que de joie.
 
Encore un petit coup de collier pour le déchargement du dernier fourgon et la mission était accomplie à la grande satisfaction de son responsable qui remercia les personnes qui avaient consacré de leur temps et de leurs forces à ce déménagement très important pour la mémoire de l' Armée de l'Air à Cambrai. Il me restait, j'y tenais absolument, à remercier à ma façon les employés de la ville que Jean-François DESTOMBES, Président de l'Association des Anciens et Amis de la B.A. 103, avait mis à notre disposition.
J'invitai donc tout ce beau monde à prendre un pot dans un café situé sur la place Aristide Briand et nous avons levé notre verre à la mémoire de la Base Aérienne n°103 pour que
 
VIVE L'ARMÉE DE L'AIR
 
 
N.B. Liste des personnes volontaires ayant participé au déménagement :
- Jean-Georges LEBAUDY, secrétaire de l' Association
- Aimé BIZET,
- Jean-Marie COQUELLE,
- Jean-Charles DERLIQUE,
- Jean NOYELLE,
- Frédéric PONTHIEU,
- Jacky TASSOUT, membres de l'association
ainsi que les personnels de la ville de Cambrai cités dans l'article ci-dessus.
 
Quelques photos sont visibles dans un album joint en marge.
 
 
 
 


 

vendredi 21 septembre 2012

CAPITAINE GUYNEMER, L'AS DES AS

POELKAPELLE...?
 Quand on a vécu quelques années dans l' Armée de l'Air, ce nom de village belge vous dit quelque chose !
Le 11 septembre de chaque année, le matin à la levée des couleurs sur la place d'honneur de toute Base aérienne, les aviateurs rappellent à la mémoire des Français le souvenir de GEORGES GUYNEMER, l' As des As Français, atteint mortellement en plein vol au dessus de POELKAPELLE lors de sa mission qui sera la dernière, le 11 septembre 1917, à bord d'un SPAD VII, le "Vieux Charles", un bi-plan exposé dans le grand hall du Musée de l'Air du Bourget.
Le 15 septembre 2012 une importante délégation de l'Armée de l'Air Française s'est rendue à POELKAPELLE pour rendre hommage au célèbre aviateur en présence de hautes autorités belges, britaniques, françaises et allemandes. Etaient présents également la comtesse de Perthuis, nièce de Georges Guynemer ainsi que deux As belges, André DEMEULEMEESTER et Edmond THIEFFRY, fondateurs du monument. Un petit fils de ce dernier lut le discours prononcé par son grand-père lors de son inauguration.
 
La cérémonie a lieu tous les cinq ans sur la place du village (la prochaine sera celle du centenaire) où a été érigée une stèle au sommet de laquelle figure la cigogne, emblème de l' Escadron de Chasse 1/2 auquel Georges Guynemer a appartenu.
Pendant cet appel au souvenir, deux Mirage 2000 de l' Escadron 1/2 "Cigognes, pilotés par le commandant Bertrand GALLOIS, commandant en second de l'escadron, et par le capitaine Hubert PINOCHE, survolèrent le monument sur lequel on peut voir l'hommage qui est lu, chaque année, le 11 septembre lors de la cérémonie des couleurs, sur toutes les bases aériennes françaises :
 
"Héros légendaire tombé en plein ciel de Gloire.
 Après trois de lutte ardente,
Restera le plus pur symbole des qualités de la race :
ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime,
Animé de la foi la plus inébranlable dans la Victoire,
Il lègue au soldat français un souvenir impérissable
Qui exaltera l' esprit de sacrifice,
 et provoquera les plus nobles émulations."

 Jean-Marc et Blanche ELIPOT, passionnés jusqu'au coeur de l'aéronautique civile et militaire, étaient présents une fois de plus pour cet événement. Je vous propose de visionner l'album des photos prises à cette occasion en cliquant sur ce LIEN .
 
 

vendredi 6 avril 2012

ESCADRON DE CHASSE 1/12 CAMBRESIS

SOUFFRIR de la "Mise en sommeil d'un escadron", - terme froidement réel, administrativement, mais bien impropre, - comme le souligne Achille Lerche, Général d'Armée Aérienne, dans l'opuscule dédié au soixantenaire de l' Escadron de Chasse 1/12 Cambrésis - pour une unité dont l'insigne est le tigre, est un sentiment si vif qu'il me semble que la pauvreté de mon discours ne parviendra, sauf quelques exceptions, à sensibiliser les quelques lecteurs de ce modeste mot.
Qui suis-je, à côté de mécaniciens, administratifs, personnels navigants et autres piliers, mémoires de l' Escadron 1/12 tels que le grand Major René GLAUME, pour exprimer une telle douleur ?
Ne dissimulons pas les mots derrière une pudeur de façade. Je suis persuadé que, dans le bref commentaire qu'il me plaît de voir que les concepteurs du même opuscule ont eu la clairvoyance et le respect de lui consacrer,  lui-même, le Major GLAUME, cache une douleur plus vive qu'il n'y paraît à le lire. Mais bien sûr qu'il gémit le vieux soldat et son cri en est témoin à défaut des mots qu'il ne peut dire : "TIGER, TIGER et à la CHASSE....Bordel !"














"Herr Major", je n'arrive pas à votre cheville, mais je partage votre souffrance et votre fierté. Je n'ai pourtant que le simple mérite d'avoir appartenu à une modeste unité portée au service des prestigieux pilotes que vous avez vous-même aidés à réaliser leurs missions mais, comme le vôtre, le cri du dernier Tigre dans le ciel Cambrésien m'a déchiré le coeur ce 30 mars dernier, à la hauteur de l'extraordinaire prestation qui nous a été offerte en guise de remerciement et d'adieu.
Je ne pense pas que le sous-officier responsable des relations publiques de la Base qui m'a invité à rejoindre mon rang, lors que je m'étais affranchi des règles de réserve à l'occasion de la cérémonie officielle du 30 mars, ait pu imaginer un seul instant quel état d'esprit m'avait poussé à me déplacer, avec le plus grand respect, au delà des limites du carré dévolu à ma qualité de simple invité.
J'ai voulu me mêler, au plus proche qu'il m'était possible, à l'esprit de l' Escadron 01/12 (The SPIRIT), à celui de la Base aérienne n° 103, à celui de l'Armée de l'Air tout entière dans laquelle j'ai servi plus de 24 années dans le même enthousiasme.













L'heure du début de la cérémonie approchant, je commençai mon petit tour pour immortaliser ce moment historique. Dans les tribunes officielles je remarquai la présence de plusieurs amis et autres collègues de travail. Je croisai également  le "Padre" qui accepta volontiers de poser devant le Rafale pour immortaliser l'instant.









La garde au drapeau attendait l'heure "H".


Peu à peu toutes les sections se mirent en place. L'une d'elles étaient composée du personnel officier et sous-officier de la Base aérienne n° 103, une autre était formée de militaires d' unités étrangères ayant participé aux exercices de l'OTAN avec les aviateurs de l'E.C. 01/12.




Le Général Martel, lui-même ancien du 1/12, accompagné des hautes autorités militaires et civiles, rendit les hommages aux drapeaux et fanions de l'Escadron de chasse. Ensuite le moment le plus poignant arriva. Le fanion de l'Escadrille  SPA 162 Tigre est appelé et remis à l'Escadron 1/7 Provence de Saint-Dizier puis celui de l'Escadron de Chasse 1/12 Cambrésis est appelé à son tour et roulé définitivement pendant que sur certains visages des larmes impossibles à retenir révèlent l'émotion qui bouillonne dans la poitrine de ces militaires blessés au plus profond d'eux-mêmes.
Lorsque la cérémonie fut terminée une démonstration aérienne époustouflante fut offerte dans le ciel Cambrésien. Des figures exceptionnelles furent exécutées en baroud d'honneur par un Rafale puis par un Extra 330. Une prestation extraordinaire qui, elle aussi, étreignit la poitrine de bon nombre de spectateurs. Un formidable adieu offert à cette région, à cette ville de Cambrai, dont les cieux connaîtront désormais un bien triste silence.
A la suite de ce magnifique spectacle tous les invités se rendirent dans le hangar du grand 1/12 où le lieutenant-colonel Jean-Luc Daroux, dernier commandant de l' Escadron, prit la parole suivi du Général Martel qui tenta de faire admettre que la modernisation des armées rend nécessaire la transformation de celle-ci même s'il est difficile de ne pas faire parler le coeur lorsque l'on est touché directement par de telles circonstances.

Au terme de ce triste après-midi de mars un rafraîchissement fut offert et chacun put, dans l'ombre des Tigres, parler du bon vieux temps avec des anciens collègues retrouvés pour la circonstance, admirer l'énorme frise qui retrace l'historique des NATO TIGER MEET et passer également dans les quelques stands pour emporter qui, un macaron, qui, une carte souvenir ou encore une superbe reliure de photos exceptionnelles sur le dernier NATO TIGER MEET 2011.
Je dois désormais tourner tristement la page d'une période riche en prestige et, avec tous ceux qui ne sont plus d'active, il ne me reste que l'amitié entre anciens de l'Armée de l'Air pour continuer à faire vivre en moi l'extraordinaire expérience de mon superbe métier.  

 VIVE L'ARMEE DE L'AIR

 ET A LA CHASSE, BORDEL !

lundi 19 mars 2012

LE REPAS DES AINES A CAMBLAIN-L'ABBE.....

..... CA DEVIENT DE LA FOLIE !!!
Ce 18 mars 2012, Monsieur le Maire de Camblain-l'Abbé, Pierre-Albert MAYEUR, recevait les moins jeunes de ses administrés. Après le discours de bienvenue de Jean-Marc GOUBET, Président du Comité des Fêtes, les doyens de l'assemblée furent mis à l'honneur : Madame Rosa PEUGNET et Monsieur Roger LEURS reçurent des mains du premier magistrat du village un petit cadeau symbolique pour marquer l'événement.
Les enfants de Rosa posèrent autour d'elle pour immortaliser l'instant puis, après quelques photos et autres discours, Madame le Maire reçut une jolie composition florale de la part des conseillers municipaux qui tentèrent, par ce geste, de se faire pardonner tous les détournement de mari, en la personne de Pierre-Albert, dont ils s'étaient rendus coupables au cours de l'année qui précède. De toutes façons ils recommenceront, cette année encore, à mettre la solidité du couple à l'épreuve !!!
La charmante Mélodie











Une fois toutes ces formalités achevées, la fête put commencer. Nous avons eu la surprise d'avoir chanteur et chanteuse pour animer l'après-midi. Mélodie nous a enchanté par sa voix et son charme juvénile. "Un vrai bouquet d'printemps ! ", comme dirait mon beau-frère.
La piste de danse fut souvent très occupée et on pouvait y remarquer des visages qui n'avaient pas l'air d'appartenir à des sexagénaires... à se demander si les papy ne vont pas demander bientôt à l'orchestre les rocks de Johnny plutôt que les mélodies d' André Claveau !
D' ailleurs, au fil des années je dois accueillir mes jeunes copains et nous commençons à former une équipe de joyeux drilles ! Voyez donc ci-contre 4 Jacques dans la force de l'âge ! On se croirait au patronage, pas dans une soirée des aînés !!! Quand le chanteur a sorti le répertoire de Sébastien, la fiesta se généralisa à toutes les tables : on en a fait tourner des serviettes !
Puis il y a eu un spectacle improbable sur une musique venue des îles. Ce fut le clou de la soirée qui fit rire jusqu'aux larmes bon nombre de convives. On ne sait ce qui se passe dans ces cas là....une inspiration artistique soudaine, un déploiement d'énergie contenue depuis des jours, les effets d'une muse intérieure qui fait bouger les corps bref, chez Jeff, voici ce que ça donne : non, non non, ce n'est pas du ski ; ce n'est pas non plus la parodie d'un effort qu'on fait généralement en solitaire...On ne sait pas : il paraît que c'est une danse à la mode !.... En tous cas, pour avoir du succès, Jeff a eu du succès : THE vedette     !!! Sacré Jeff !
Comme on ne pouvait mieux terminer l'après-midi, c'est sur ces exhibitions que chacun prit congé, ravi d'avoir passé, entre ....agénaires, dont certains "portent encore vert", d'excellents moments. (Je l'ai placé, Roger !) Pour ma part, je me suis enrichi d'une nouvelle connaissance : je lui réserve, dès à présent, sa place de doyen du village mais, heureusement que je ne suis pas pressé car il a une pèche d'enfer le gaillard !  

mardi 13 mars 2012

ENTRE LE MUSEE DE L'AIR ET LE STADE DE FRANCE...

Après un lever très matinal, 3 heures de bus et deux heures et demie de visite au Musée de l'Air, j'aime autant vous dire que les vieux soldats n'avaient qu'une hâte : rejoindre au plus vite le point d'eau, stratégiquement situé juste en face de l'Aéroport du Bourget, pour se refaire une santé ! Dans de telles circonstances, il y a toujours des premiers et des derniers...je n'étais pas trop loin des premiers...! Escorté par Kéké, mon vieux complice de Doullens (on a usé les mêmes PMFAA - langage secret militaire - dès 1970), j'ai eu tôt fait de me faire servir deux mousses bien fraîches que leurs frangines ont suivies de peu. Nos glottes, aplaties comme des queues de castor tant elles étaient sèches, nous en furent vivement reconnaissantes.














Au Café du Nord, on prenait notre place : 4 grandes tables avaient été dressées plus une petite pour l' "Etat Major" que les gentes serveuses avaient eu consigne de soigner particulièrement.
Dans la matinée, on avait piqué le croissant du beau Georges mais une chose est sûre : ce midi, on ne lui piquerait pas sa bière ! Du reste, il avait mijoté une petite compensation pour la fin du repas : le renard est rusé et sait jouer "placé".
Oui : bien placé auprès des serveuses, d'accord, mais aussi non loin de notre table et c'est pourquoi la vengeance de Georges n'est pas passée inaperçue  aux yeux du secrétaire de la Confrérie et de ses fidèles assesseurs :
Georges ne s'était pas contenté du dessert prévu au menu : il avait endormi le charmant personnel du restaurant et s'était fait servir une méga coupe de glace ! Il n'était pas peu fier de lui le bougre !!! 
Finalement, c'est dans la bonne humeur et
 les estomacs rebondis que notre groupe
 regagna le car pour prendre la direction
du STADE DE FRANCE pour
notre seconde visite de la journée. 

dimanche 4 mars 2012

MUSEE DE L'AIR ET DE L' ESPACE

Le jour n'était pas encore levé lorsque j'arrivai au rendez-vous donné à 06h30 ce jeudi 24 février 2012 devant l'entrée de la Base aérienne n°103 par la Confrérie de l'aviation pour une nouvelle sortie entre anciens de l'Armée de l'Air, entre copains devrais-je dire.
Au fil des minutes le parking extérieur s'emplissait des voitures qui amenaient à l'heure dite les membres de la Confrérie de l'Aviation qui avaient pu répondre "présent" ce jour-là.
En attendant le car qui devait nous emmener quelques minutes plus tard dans la région parisienne, la discussion entre les anciens devant l'entrée de l'enceinte militaire était  empreinte de grande nostalgie. De la nostalgie du temps passé au service de l'Armée de l'Air, à une époque où la camaraderie et l'amitié avait encore leur place dans l'exécution de nos tâches certes, (clin d'oeil à Kéké), mais aussi de l'infini regret de savoir que cette formation militaire, véritable poumon de la ville de Cambrai, allait devoir fermer ses portes dans le courant de l'année 2012.
Dès l'heure SNCF  (06h38), chacun prit place dans le S45 blanc mis à notre disposition par le garage de la Base qui prit la route, aussitôt l'appel des présents terminé, en direction de la région parisienne.
Pendant que les copains taillaient une bavette, je me laissai gagner par une douce somnolence qui ne tarda pas à se transformer en séjour paisible dans les bras de Morphée. Sans doute du sommeil à rattraper....les kilomètres d'autoroute ne sont pas mal venus !













Le ralentissement du car me sort de ma léthargie : L' Organisation a prévu une petite pause pour dégourdir nos vieilles jambes, prendre un café et déguster un croissant... du moins, pour les plus dégourdis ! Comme François, qui semble vouloir convaincre Jean-Marie de je  ne sais quel discours, tandis que d'autres moins prompts se sont retrouvés devant la table vides, Gros-Jean comme devant, sans perdre pour autant la bonne humeur des gens des Îles ! Ne t'en fais pas, Georges : je suis solidaire car je me suis fait enfler de même, à cause de mon bavardage !!!         

Lorsque chacun eût repris place dans l'autocar après avoir récupéré quelques nanas qui avaient souhaité prier le bonjour à Dame Pipi, notre chauffeur redirigea son véhicule vers notre première destination : Le Musée de l'Air et de l'Espace situé sur le site de l' Aéroport de Paris-Le Bourget, à 10km au Nord de Paris. Vers 09h45 nous posions le pied devant l'entrée du plus ancien Musée Aéronautique du Monde. Une petite déception : les Trois Fouga habituellement dirigés vers le ciel du Bourget s'étaient faits la belle ! Cliquez sur ce lien pour en connaître la raison.
L ' établissement ouvre ses portes à 10h00 et c'est exactement à cette heure-là que nous avons été pris en charge par le personnel du Musée qui divisa notre groupe en deux sections. Chacune d'elles s'est vue confiée à un guide. Ma section a eu le plaisir d'être guidée par Monsieur René POLI, un ancien de l'aéronavale qui enchanta son auditoire et sut captiver l'attention de tous par une culture aéronautique qui nous semblait sans limite. Avec René POLI nous avons traversé le temps, du rêve d' ICARE aux flèches de Monsieur DASSAULT, en passant par les Montgolfières, les voiles des Frères Voisin, les avions de reconnaissance, les Morane juste d'avant la Grande Guerre, les premiers avions militaires, etc... 
 
Plus que de longs discours, des photos et divers articles spécialisés vous plongeront dans l'univers fabuleux de l'aéronautique et, si vous gardez à l'esprit que la fantastique évolution que vous constaterez s'est produite en une centaine d'années seulement, vous trouverez tout autant admirables la prouesse des aventuriers du début du siècle que la ténacité des chercheurs, ingénieurs et autres fanatiques de l'aviation qui leur ont succédé.
Pour les photos, je vous invite à visionner l'album sur le lien suivant : Jean-Charles  ou en "cliquant" le diaporama ci-joint, ainsi que les photos en ligne sur PICASA d'un autre fan de l'aéronautique en cliquant sur son nom : Jean-Marc ELIPOT que je remercie en passant d'avoir accepté que je vous transmette ce lien.
Dans une page à venir, je vous ferai part de l'entr'acte que fut notre repas pris dans un restaurant très sympatique situé juste en face du Musée de l'Air avant que nous n'allions tout guillerets visiter un cadre d'un charme plus différent : LE STADE DE FRANCE.

jeudi 5 janvier 2012

LE POLICIER EST HAUTEMENT SUSCEPTIBLE !

Cette histoire ahurissante m'est arrivée le 30 juin dernier. J'ai pris du temps avant de vous rapporter ce délire car il y a eu les vacances puis mon périple vers l' Allemagne. Et puis...j'ai oublié. Mais on n'arrive jamais à oublier...complètement une telle aventure ! Je vais maintenant vous consacrer quelques instants pour vous narrer cette grotesque péripétie en espérant que ma plume sera à la hauteur de l'événement :

C'est par un bel après-midi d'été, alors que le ciel clément encourageait à la ballade, que je me décidai à endosser mon équipement de cycliste pour enfourcher mon fidèle SOBOL : direction la plaine, dans un triangle dont les 3 côtés s'étendent de Camblain-l'Abbé à Hénin-Beaumont - en passant par Izel-les Esquerchin, Souchez - par Rouvroy et Vimy, et enfin Camblain par Carency et Villers-au-Bois.
Les oiseaux chantaient dans les arbustes qui bordaient la route de campagne et les blés ondulaient sous l'effet du vent léger qui venait du Sud-Est.
Je ne sais pas par quel hasard...(un signe du destin sans doute), j'ai choisi, à brûle-pourpoint, de prendre à l'envers la boucle que je pratiquais jusqu' alors en tournant à gauche au niveau de Neuvireuil pour me diriger vers Bois-Bernard puis Drocourt avant d'arriver, tête dans le guidon, sur la D40e. (je vous suggère, pour plus de compréhension, de faire un repérage sur une carte routière).
Venant donc de Drocourt, je pris à droite en direction de Hénin-Beaumont. Je roulai quelques centaines de mètres quand, stupéfaction : j'aperçus, assis de l'autre côté du fossé bordant la Départementale, dissimulé dans la haute haie, un homme en uniforme de la Police Nationale visant avec un appareil radar les véhicules roulant dans la même direction que moi. J'ai été complètement sidéré. Il n'y avait aucun véhicule de Police à proximité. L' homme était tout à fait isolé. Il y avait, à ses pieds, la boîte qui correspondait au reste de son équipement. Je n'ai pas pu continuer bien loin. Moins de 150mètres plus loin je mis pied à terre. "Ah non ! Ce n'est pas possible ! Il faut que j'aille le voir ! Ce n'est pas normal qu'on traque ainsi les automobilistes ! Bon...je ne vais pas y aller : je vais au devant de gros ennuis, peut-être...si, tant pis, j'y vais. On a bien le droit de discuter, quand même !"
Je remontai donc sur mon vélo et je traversai la chaussée à trois voies pour faire le chemin en sens inverse. Je dépassai l'endroit d'une trentaine de mètres avant de retraverser la route pour repartir en direction de l'individu. Ça bouillonnait dans ma tête. "Que vais-je lui dire ?.... Arrivé à sa hauteur...je l'ai regardé...mais... je n'ai pas osé m'arrêter ! J'ai stoppé à nouveau une cinquantaine de mètres plus loin. "Merde : je vais encore avoir des ennuis si je vais lui parler...Mais, ce fut plus fort que moi, je fis une fois encore demi-tour....et une fois encore je repassai devant l'homme en le regardant sans m'arrêter ! "Sacrebleu, je ne peux quand même pas garder ça sur le coeur ! Il est complètement embusqué, planqué comme un chasseur attendant le gibier ! J'ai déjà entendu parler, dans le passé, qu'ils devaient être installé sur le bord de la chaussée de façon à être visibles par les automobilistes ! Allez, j'y retourne".
C'est parti : je remonte sur le vélo, je refais demi-tour, je repasse devant lui de l'autre côté de la route et, une vingtaine de mètres plus loin je traverse à nouveau la chaussée pour repartir dans sa direction. Là, j'y suis. Je m'arrête juste devant lui. Il a toujours l'appareil à la main.
- "Bonjour Monsieur, vous avez vu que je suis passé devant vous trois fois déjà. J'hésitais à venir vous voir car j'ai été stupéfait de vous voir là. Enfin, je me suis dit que je pouvais venir pour discuter entre hommes avec vous : vous avez le droit de faire ça ?"
Le gars a eu l'air interloqué...
- "Mais oui, bien sûr" !
- "J'ai entendu souvent dire qu'il fallait que vous soyiez visibles par les automobilistes pour prendre les gens au radar !"
- "C'est écrit quelque part ?"
- " Je ne sais pas, mais c'est ce qui se dit depuis bien longtemps".
Sur ce il semble un peu s'énerver et me dit :
- "Vous n'allez pas me dire comment je dois faire mon travail !" me lança-t-il en se levant. (Je commençais à "baliser"....je me suis dit "Holà, ça va se gâter, il va falloir se préparer à tailler la route").
De fait, l'adjudant (ou adjudant-chef) franchit le fossé et me demanda qui j'étais !
- " Je suis un simple cycliste : je roule" !
- " Vos papiers, s'il-vous-plaît".
- "je roule à vélo : je n'emmène pas de papiers !" (je ne vais quand même pas embarquer mon baise-en-ville pour aller rouler, non ?!)
Il sortit sa carte de policier en me disant : "Je justifie de mon identité : vous devez pouvoir faire de même !"
- "Mais je ne prends jamais mes papiers quand je pars à vélo." lui dis-je.
Puis, voyant que ça tournait vinaigre, je poursuivis : "Monsieur, j'étais venu pour discuter d'homme à homme et vous sortez votre carte de police ! On peut discuter quand même ?!"
- "Vous n'avez pas à me dicter ce que je dois faire".
- "Bien, alors on arrête là, je m'en vais et puis c'est terminé".
- "Non : je vais vous dresser un procès-verbal !"
- "Ah bon ?!!!" J'étais éberlué à mon tour !!!
(Oh ! La vache ! Il était super vexé le bougre !)
- "Mais pourquoi donc ?! Laissez tomber : je vous ai dit ce que j'avais sur le coeur. Maintenant je m'en vais et puis c'est tout !"
Pendant que la discussion s'envenimait je pensais à tailler la zone mais j'étais sur grand plateau, petit pignon, les roues sur les gravillons qui bordaient la chaussée : humm...c'est pas bon ça...!
- "Non, vous restez là : je vous dresse un procès-verbal pour franchissement de la ligne continue" !
- "Quoi ?! Ah mais ça, c'est la meilleure !"
- "Oui : vous avez bien traversé à plusieurs reprises la ligne blanche continue sur votre véhicule ?!"
- "Oui, mais...quand même ! je n'ai été dangereux pour personne ! Et puis, je ne suis pas suicidaire au point de ne pas traverser sans regarder si je peux le faire sans danger !!!"
Lorsqu'il prit son téléphone pour appeler ses collègues, j'en profitai pour monter sur la pédale sur laquelle mon pied était encore accroché. Pas trop rapide pour engager le deuxième pied sur la calle pour filer vite fait...pas assez rapide même : je n'ai eu le temps que de faire deux mètres avant qu'il ne me rattrape en saisissant la selle du vélo : j'étais fait comme un rat !!!
- "Allo :...oui...venez, j'ai un procès-verbal à dresser pour un cycliste : franchissement de la ligne blanche continue..."
Il voulait que je lui donne le numéro de téléphone de mon domicile pour que l'on confirme mon identité !
- "Non mais, ce que je vous dis c'est la vérité" ! (je refusai.)
Bref : Je lui donnai mon nom,et mon adresse. Il téléphona je ne sais où pour procéder aux vérifications nécessaires pour établir mon identité. Dix minutes plus tard la voiture de Police arrivait avec deux quidam à bord :
-"Il en faut du monde pour un p'tit gars comme moi, un cycliste peinard, pas dangereux du tout ! ", dis-je au policier qui était resté avec moi pendant l'établissement du P.V. auquel s'affairaient, dans la voiture, l'adjudant et un jeune policier.
-" Pendant ce temps, les voleurs peuvent agir comme bon leur semble : il y a quelques jours, un ancien collègue de la Banque de France me racontait que deux pavillons avaient été cambriolés dans sa résidence de Acheville (un village situé à quelques kilomètres de là). Et vous êtes trois pour me coller un P.V. ! C'est quand même un peu fort !"
Bref : j'avais beau vociférer :l'affaire était entendue. Il a fallu 15mn pour que l'Adjudant réapparaisse :
- "Vous reconnaissez les faits ? (patati,patata)...Vous avez une amende de 90€, etc....pas de retrait de point sur votre permis..."
- "Il ne manquerait plus que ça !", lui dis-je !
-"Au revoir", Monsieur !
- "J'espère bien ne plus jamais vous revoir !" lui rétorquai-je !
Alors voilà : Mon premier P.V. à vélo ! J'aurais été plus fier si j'avais été arrêté pour un dépassement de la vitesse autorisée à 50km/h et, finalement, j'ai trouvé que 90€ ce n'était pas trop cher payé pour me soulager en disant à cet olibrius ma façon de penser ! 
N.B. : Sur le P.V. : Marque du véhicule : SOBOL !!!
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