mardi 17 mai 2011

SALLE DE BILLARD OPERATIONNELLE (2è)

Par les cornes du diable : je vous avais concocté un petit article sympa avec quelques mots guillerets mais un bug général de mon hébergeur de blog (BLOGGER) a, dans un premier temps mis le black-out sur tous les blogs puis, après un problème d'indigestion, les a remis en ligne sans restituer les derniers articles créés depuis mercredi ! Je suis vert de rage : un boulot que j'ai réalisé de 21h à 2h00 du mat.! Je n'vous dis pas où j'ai les boules !!!



Comme je vous l'avais quand même annoncé et que les moins réactifs n'ont pas pu lire l'article, je vous fais cette petite bafouille pour vous inviter à visionner le diaporama ci-joint sur PICASA (en cliquant 2 coups brefs sur l'image, vous ouvrirez le site et pourrez accéder aux images dans un plus grand format.




Bientôt je vous ferez un petit laïus sur l'inauguration qui eut lieu le 13 mai dernier.

Ci-contre : un point stratégique...



Ci-dessous : coin repos (ou ébats) !





























lundi 9 mai 2011

PRESTIGIEUSE ARMEE DE L'AIR

NATO TIGER MEET 2011

sur la Base aérienne n° 103 de CAMBRAI


Du 9 au 20 mai 2011 la Base aérienne n°103 va recevoir le 50e NATO TIGER MEET, un exercice militaire international de l' OTAN réunissant plus d'une centaine aéronefs venus de 17 pays, mettant en concurrence les escadrons portant l'emblème du TIGRE.
Pendant cette période, les escadrons s'affronteront dans des missions aériennes jugées et cotée à l'issue desquelles sera désigné le meilleur escadron "TIGRE" de l'année.

Les évolutions se dérouleront dans l'espace aérien français et des pays limitrophes (Belgique, Allemagne, Pays-Bas) Les avions de chasse ainsi que des hélicoptères exécuteront des scénarios de guerre et ne seront pas en exhibition comme il est généralement possible de les admirer lors des meeting aériens.



















Pour la circonstance, les escadrons font preuve de créativité et habillent leurs équipements aux couleurs du TIGRE. Les réalisations admirables affichant les qualités souvent méconnues des personnels mécaniciens.
15 camions citernes seront nécessaires pour ravitailler en carburant les 90 chasseurs étrangers ajoutés aux 22 éléments de l'escadron 01/012 Cambraisis. Une organisation gigantesque a été mise en place sur la base aérienne...50 tonnes de matériels, des abris modulaire, des tentes...,etc...

Afin que le public cambrésien et régional puisse prendre part à cette ultime démonstration de prestige avant la fermeture de la base aérienne 103 courant l'année 2012, un meeting aérien est organisé à l'aérodrome de Cambrai-Niergnies le 15 mai 2011 dès 09h00.

Une exposition statique sera accessible à partir de 10h00. Les démonstrations aériennes débuteront à 12h30 et se clôtureront par la prestation éblouissante de la Patrouille de France.
Je ne saurai trop insister pour vous inviter à ne pas manquer ce type de manifestation rare et hors du commun à laquelle la présence d'une base aérienne dans notre région nous permettait d'assister. Après la fermeture de la Base René Mouchotte, ce privilège nous sera supprimé.


VIVE L'ARMEE DE L'AIR



VIVE LA CHASSE


TIGER, TIGER, TIGER...!




N.B.: La presse locale, notamment L'Observateur du Cambraisis est prolifique dans ses articles concernant ces événements, n'hésitez pas à la consulter pour connaître les détails qui vous intéresseront sans aucun doute.

dimanche 24 avril 2011

CENTRALE NUCLEAIRE DE CHOOZ





Extraordinaire expérience que la visite de cette centrale nucléaire de Chooz !





La visite avait été programmée depuis déjà quelques mois par notre association "La Confrérie de l'Aviation". Les événements japonais des derniers jours ont donné une envergure plus particulière à cette sortie entre anciens de l'Armée de l'Air. Notre curiosité et l'intérêt de notre visite n'en étaient que plus grands.


A l'entrée de la plateforme, nous avons été aimablement reçus au Centre d' Accueil du Public par Madame Diana BOBEI qui nous gratifia d'un clair et brillant exposé sur l' historique de la centrale nucléaire de Chooz et sur le principe de fonctionnement de cet élément de production d'électricité à partir de la fission nucléaire :





Le combustible utilisé est l'uranium, extrait du minerai d' uranium. Après avoir été "enrichi" pour contenir plus d'atome, l'uranium - appelé à ce moment "uranium 235"-est comprimé en pastilles cylindriques et empilés dans des tubes appelés "crayons".l'ensemble de ces tubes constitue un assemblage, destiné à être introduit dans le réacteur nucléaire. Le coeur du réacteur est ainsi composé de 205 assemblages.


C'est la fission d'un atome d'uranium qui produit de la chaleur. Un neutron projeté sur un atome d'uranium casse cet atome qui libère deux ou trois neutrons qui vont, à leur tour, frapper d'autres atomes et provoquer ainsi une réaction en chaîne. C'est cette réaction en chaîne qui dégage l'énergie. Encore faut-il transformer cette énergie en électricité. Sans entrer dans le détail, il faut savoir que l'eau qui est chauffée par le réacteur est pressurisée afin d'atteindre 320° ce qui lui permet de rester à l'état liquide. Puis, via un générateur de vapeur et un second circuit, nous obtenons la vapeur qui fera tourner une turbine couplée à un alternateur. L'électricité sortie de l'alternateur à 20000 Volts passera ensuite dans un transformateur qui l'amènera à 400000 Volts pour assurer son acheminement par câbles à très haute tension vers un centre de distribution. Pour refroidir l'eau, celle-ci est dirigée vers un 3e circuit, le circuit de refroidissement, qui se trouve dans les énormes cheminées qui dégagent des nuages de vapeur d'eau par simple contact avec l'air extérieur.



Dès que Madame Diana BOBEI eût terminé d'enrichir notre culture scientifique, il fut délivré à chacun des visiteurs une tenue de protection complète : casque, lunettes, un genre de charlotte que ces dames portent sous la douche, bouchons d'oreilles, bref : la totale ! Nous profitions que nous devions parcourir en car les 500 mètres qui nous séparaient de la zone non surveillée où se trouvent les bureaux où sont délivrés les laisser-passer pour ajuster nos équipements. Ca donnait à certains un look d'enfer...




A la suite de la catastrophe du Japon, les médias nous parlent en ce moment de la sûreté nucléaire... Eh bien, je vous assure que les précautions prises à l'entrée de la zone de surveillance de la centrale de Chooz sont assez musclées : il nous fallut plus d'une heures de formalités pour que chacun soit en possession de son badge. Pas question de délivrer un laissser-passer à une personne dont le nom a été mal orthographié lors de la constitution du dossier de visite ! En tant que militaires, nous connaissions bien le filtrage à l'entrée d'une base aérienne, mais là, c'est hyper pointu ! Soit. Dès que les dernières demandes furent accordées par l'autorité supérieure, nous pûmes entamer la visite et entrer, il faut le dire, dans le coeur du sujet. Vues de loin, les installations sont énormes...de près, elles sont démesurées. A titre d'exemple, les cheminées de refroidissement mesurent 150m de diamètre à la base pour une hauteur de 172 mètres. Dans la salle des machines, l'ensemble turbine-alternateur mesure 76 mètres de long.







Chooz est une ville située au nord du département des Ardennes, sur la Meuse, à une dizaine de kilomètres de la frontière belge. Au bord d'une boucle de la Meuse a été exploitée de 1967 à 1991 la première centrale nucléaire française à eau pressurisée d'une production de 305 MegaWatt. Cette unité est en cours de démantèlement et le site devrait être restitué propre à la nature vers 2025.


La centrale actuelle est constituée de deux nouvelles unités de production de 1450MW chacune ce qui en fait la plus puissante centrale nucléaire en France, voire au monde. La première tranche fut mise en service en 1996, la seconde en 1997.












Auteur de la seconde image : MOSSOT - Wikipedia

mercredi 2 mars 2011

NOUVELLE CONCENTRATION DES ANCIENS A CAMBLAIN-L'ABBE !


C'est le dimanche 27 février 2011 que le Comité des Fêtes de Camblain-l'Abbé, présidé par Mademoiselle Céline FIEVET, conviait les anciens de la commune à se réunir autour de la table en la salle des fêtes du village.
Par coquetterie excessive, je m'étais fait faire une teinture le matin même pour dissimuler mes blancs cheveux...! Mauvaise idée...!
Lorsque chacun eût trouvé sa place, Monsieur le Maire, Pierre-Albert MAYEUR, prit la parole pour souhaiter la bienvenue à tous ses administrés présents. - Il est à déplorer, en passant, le manque de courtoisie et simplement de politesse de certains qui continuèrent sur le même ton leur conversation au mépris du plus élémentaire respect - Monsieur MAYEUR, accompagné de la charmante Céline FIEVET, fit le constat que la date choisie pour cette circonstance coïncidant avec les vacances scolaires, nombre de "papy et mamie" n'avaient pu répondre "présent", retenus auprès de leurs jeunes héritiers ! Aussi faut-il s'attendre, pour les années à venir, à un changement du calendrier des festivités ! Il releva aussi le mérite des membres du Comité des Fêtes qui avaient prévu de se rendre au domicile des personnes qui n'avaient pu se déplacer pour cause de maladie afin qu'elles puissent au moins profiter d'une part de gâteau.
Puis, Céline FIEVET prit la parole pour inviter les doyens de l'assemblée à se présenter pour recevoir un petit présent :
(quand je serai doyen, j'irai jusqu'à ramper, mais j'irai chercher ma petite bouteille de Bordeaux pour me la faire remettre par une si charmante enfant !!!)
Ce jour-là, c'est Monsieur André ROUSSEAU qui avait droit à la bise (en attendant votre serviteur) ainsi que Rosa PEUGNET qui s'est vue remettre un superbe bouquet de fleurs.
Toutes ces formalités étant accomplies, chacun put reprendre sa conversation (pour peu qu'il l'ait suspendue...) sur un fond musical diffusé par le jeune orchestre du village voisin : The Tower's Band qui fut relayé, pendant le repas, par la technique sonore d' Adrien DEGARDIN, le fils de notre cantonnier de charme.
Malheureusement, Jules n'était pas là pour nous faire profiter des airs que chantaient nos grands-mères. La chanteuse des Tower's Band eut bien le mérite de nous en rappeler quelques-uns, mais l'émotion qu'avait suscité Jules n'était pas au rendez-vous cette année. Il n'empêche que la piste de danse vit évoluer les couples et tourner les jupons ; les coeurs, eux, restèrent discrets mais les regards parlaient d'eux-mêmes !



























vendredi 18 février 2011

AMENAGEMENT D'UNE SALLE DE BILLARD !

Il y avait dans l'aviateur comptable
et le comptable tout court un entrepreneur qui sommeillait et attendait son heure : Les chantiers se succèdent et, sans répit, le baron entreprend, entreprend, entreprend :
Août 2009 : restauration de la cascade, du chemin pavé et du bassin à poissons

Octobre-Novembre 2009 : Installation et aménagement
d'une réserve pour récupération des eaux de pluie.

Août-Septembre 2010 : Construction d'un abri à bois.

Décembre 2010 : Percement du mur entre cuisine et
salle à manger puis "coup de jeune" à la cuisine.
Peinture confiée au titulaire du "Pinceau d'Or".

Enfin, après une dizaine de jours passés sur la Costa Brava du 7 au 16 février de cette année, le chantier de la salle de bain du grand studio KARINA est en voie de finition. Il m'en a coûté de délaisser les senorita et autres conchita du coin ! Il faut parfois savoir laisser tomber le "social" sous peine de perdre en efficacité ! Je ne cache pas que la sangria en a quand même pris un coup !
avant-après
Les installations seront opérationnelles après une semaine passée en avril pour jointoyer le carrelage, terminer le mur en briques de verre, puis fixer et raccorder les équipements sanitaires.
Mais, allez-vous me dire, qu'est-ce-que cette affaire de salle de billard ?! J'y viens, bonnes gens, j'y viens : l'affaire est toute fraîche :
Avant de me rendre en Catalogne, une opportunité m'engageait d'ores et déjà dans un nouveau chantier. Le 2 février dernier, jour de la chandeleur, nous nous étions rendus pour un apéro pépère suivi d'une petite soirée crêpes chez notre ami Chti Charlemagne, (alias "El diablo" que d'aucuns de nos proches connaissent sous le prénom d'Alain) et de son épouse Thérèse (l'autre...). Il faut savoir que le plus souvent, nos soirées passées chez eux se terminaient à la cave par une partie extraordinaire...de billard ! Certes, il y a des boules et des queues, mais l'activité est tout-à-fait chrétienne et avouable sauf, peut-être, les fessées administrées par "El diablo" à sa partenaire lorsqu'une bourde monumentale le mettait hors de lui.
Ce soir-là, nous en étions à la seconde flûte de Charbonnier brut lorsque notre ami nous apprend qu'il a mis en vente son billard sur un site bien connu de vente entre particuliers ! Par les cornes du diable : "Tu vends ton billard ?!" Plusieurs événements inénarrables passés autour de cette belle pièce revinrent en un éclair à ma mémoire. Je ne pouvais tout de même pas m'opposer à cette décision ! Mais, que faire ?
Après avoir consulté brièvement ma moitié, je lui lançai : "Ton billard, je te l'achète ! Quel est ton prix d'ami ?" Je pense que, sur le coup, le gaillard ne m'a pas trop pris au sérieux. Mais je lui ai dit que je savais où je le caserai son billard : là-haut, chez moi, il y a une mansarde dont j'avais commencé l'aménagement en chambre d'accueil il y a tout juste 20 ans et qui, sans pouvoir s'appeler "L'Océan Vert", ferait une superbe salle de billard une fois la déco terminée !
"Dis-moi ton prix, ton billard est à moi !". Le lendemain l'apôtre m'appelle à la maison et me demande confirmation en m'annonçant le montant auquel la transaction pouvait se faire.
"Top là, El Diablo, tu peux retirer ton annonce du site internet !"
Et voilà ! L' affaire étant conclue, il ne me reste plus qu'à retrousser mes manches pour préparer au plus tôt les lieux destinés à recevoir le superbe meuble au tapis vert.
Ce vendredi déjà, j'ai commencé les hostilités : "débarrassage" et balayage du local. Pour le reste, ça viendra vite : le temps presse.

vendredi 4 février 2011

GALETTE A LA BASE AERIENNE n°103 - CAMBRAI

A la veille de fermer ses portes, la Base aérienne n° 103 de Cambrai réserve encore à ses personnels d'active ou retraités le bénéfice de la tradition.
Le 3 février 2011, c'est le C.S.A. de la B.A. 103 (Club Sportif et Artistique) qui invitait ses adhérents à partager la galette des rois.
...Non, pas la crêpe de la Chandeleur, mais bien la galette des Rois. Retard à l'allumage des réacteurs ? Biens sûr que non, pardi ! Impératifs opérationnels plutôt !
Impossible de trouver des galettes à cette date ? C'est vrai. Mais l'affaire n'est pas pliée, même début février : sur commande particulière, un pâtissier de Cambrai accepta de fabriquer les galettes spécialement pour les militaires, sans doute trop heureux de voir, pour quelques mois encore, des aviateurs franchir le seuil de son échoppe !
Après avoir rempli les formalités d'usage à l'entrée de la Base, j'ai eu le bonheur d'être agréablement escorté par le Caporal-Chef MARTIN qui m'accompagna jusqu'au Mess, assise à mes côtés sur le siège en cuir clair de ma Benz. (Vous aurez compris que ce militaire ne devait pas s'appeler Robert...!) J'ai trouvé, pour le coup, le Mess un trop près...
A peine avais-je posé un pied dans le hall du Mess, un second obstacle de charme s'opposa à ma progression vers le bar en la personne de Bérangère, un autre Caporal-chef que j'ai connue quasi bébé ! Impossible d'éviter le détour. Interdiction d'embrasser un Caporal-Chef en tenue, dites-vous ?...Je m'affranchis de la règle et posai sur les joues fraîches de la jeune femme deux baisers des plus chastes. Un Lieutenant surgissant derrière mon épaule me fit prendre la fuite pour rejoindre mes copains au charme moins craquant. J'avais deviné en ce Lieutenant...féminin (encore ! mais..."Où sont les hommes ? Patrick Juvet nous ferait une déprime s'il était sous les drapeaux actuellement !...)... je disais donc que j'avais deviné en ce Lieutenant féminin le chef hiérarchique du Caporal-chef...Bérangère (le nom de famille m'ayant toujours semblé secondaire échappe à ma mémoire sélective...).
A l'issue de ce parcours du combattant éprouvant pour le coeur, je parvins enfin à rejoindre les adhérents du C.S.A. qui avaient pu répondre présent à l'invitation du Président.
Maintenant que tout le monde était réuni, le Lieutenant-Colonel PEPY, Commandant en Second de la Base aérienne et Président du C.S.A., prit la parole. Après avoir souhaité la bienvenue à l'assistance, il exposa les nouvelles conditions dans lesquelles l' activité des 11 sections du club continueront à s'exercer pour la saison 2011-2012, sachant que la mutation de certains adhérents du club entraînerait, par conséquence, la suppression des sections dont le nombre de membres sera devenu trop faible pour une activité normale. Le LCL PEPY présenta ensuite les personnes qui composent le bureau du C.S.A., à savoir (sur la photo : de la droite vers la gauche près du LCL PEPY ):
-le Sergent-Chef BRU, Vice-Président

-Monsieur Didier COZIC, Trésorier
-le Caporal-Chef LESNE, Secrétaire, qui remplaça il y a peu le CAC MARTIN (cité ci-dessus !)
Je rapporte au passage que le SCH BRU participa au dernier Enduropale à l'issue duquel il termina à la place fort honorable de 236è, et que l'annonce de cette performance suscita l'admiration méritée du parterre des dames qui applaudirent le motard plus vivement que les messieurs jaloux !!! (Naturellement, je plaisante, Nicolas !)
Toutes les choses à dire l'ayant été, Le LCL PEPY invita les convives à partager la fameuse galette, à la pomme ou à la frangipane, accompagnée d'un café ou d'un verre de cidre frais.
Une fois de plus, les conversations allèrent bon train. Réunis autour d'un guéridon, mes anciens collègues et moi partagions des souvenirs des temps anciens : Michel MERCIER, Jo (DELVAL), Burt, alias Francis LANCASTER, dit aussi "Le Poupon", (sobriquet dont il hérita avec moi lors du stage de Cadre de Maîtrise à Rochefort en 1985 tant nous sembliions si jeunes à l'âge de 37 ans !), ainsi que Marcel NYKIEL et Jean-Marie LEROY étions pendues aux lèvres du Major GLAUME qui nous raconta comment une altercation avec un ahuri de G.A. (ahuri...ce n'est pas une insulte, ça ? Non, n'est-ce-pas ?! Et puis...un G.A. : pas grand monde sait ce que c'est !) faillit lui coûter de ne pas être médaillé de l'Ordre National du Mérite ! Un comble quand on connaît les états de service de ce "vieux de la vieille" envers lequel je ressens depuis toujours le plus profond respect.
A la fin de cette sympathique réunion, nous prîmes rendez-vous fin mars car nous nous reverrons nombreux à l'occasion de la prochaine sortie en Ardennes organisée par notre section "La Confrérie de l'Aviation. Si vous lui demandez gentiment, le Major GLOMME vous gratifiera volontiers du récit de sa mésaventure !
VIVE l' ARMEE DE L'AIR, VIVE LA CHASSE et...
....A BAT LES CONS !*

* Pour les candides : Ne vous inquiétez pas : il s'agit d'une expression d'aviateurs !

jeudi 13 janvier 2011

L'HOMME DANS LE NOIR

Nous sommes quasiment mi-janvier. Un gros chantier vient de se terminer ; les dernières touches ont été faites avant hier : suppression de la porte entre la cuisine et la salle de séjour, suppression d'un pan de mur pour élargir le passage entre les deux pièces, remise au goût du jour de la cuisine "Poggenpoll" qui, bien que datant de 30 ans cette année, n'a quasiment pris aucune ride.
Avec l'aide de la "Reine du Pinceau", appelée également selon la circonstance "Madame Pipobec" (lorsqu'elle se promène une Vogue aux lèvres), l'espace a repris un coup de jeune !
(N'oublions pas qu'elle a été récompensée en 1988 avec l'attribution du "Pinceau d'Or" de l'année !)
Aussi, fier du résultat, me voilà cloué par les éléments extérieurs tout au fond de mon canapé : "Il pleut, il pleut Bergère, rentre tes blancs moutons...", je dirais plutôt : "Il drache, il drache Cyclo, sors pas ton biau biclo..." !
Rien donc d'extraordinaire à vous raconter mais, vous n'allez pas vous en sortir comme ça : je suis allé quérir mes petits recueils de poèmes et je m'en "va" vous en choisir un. Mais, comme chacun sait, le poète est plus souvent inspiré quand il a le vague à l'âme qu'en période de liesse, et les alexandrins que je vais soumettre à votre lecture ne sont pas très gais. J'espère, nez en moins (!), que vous les apprécierez.

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L'homme dans le noir.

Il ne sait qu'à tâtons où le mènent ses pas.
Il avance, hésitant, mais sûr de son chemin
Car son bâton connaît ce que son oeil ne voit ;
Son pied sait de la rue le plus petit recoin.

Les gens le voient passer : "Un aveugle, dit-on".
Un aveugle en effet, le plus souvent bien seul
Quand, dessous son bras libre il ne tient violon,
Gagne pain agréable quand les passants en veulent.

Sur un petit pliant, le voilà qu'il s'assit
Près d'un grand magasin : son endroit, bien à lui.
Depuis bien des années il vient jouer séant
Quelques chansons anciennes ou des succès d'antan.

Quand, du creux de l'oreille, il entend sa sébile
Sonner de quelque sou...ou d'un bouton trompeur
La chute salutaire, il continue tranquille
Pensant qu'il mangera peut-être tout-à-l'heure.

Les bruits que ses oreilles transforment en images
Dessinent-ils en lui un monde beau à voir ?
Ou alors un tableau si rempli de la rage
Des hommes se tuant qu'il préfère son noir ?

Il n'expliquera pas ce que sont ses pensées.
Il remercie l'offrant, ignore l'insouciant.
De morceau en morceau il attend son décès.
Qui sait, sera-t-il mort, plus heureux que vivant...



J.Ch. DERLIQUE
Photos : Mandiant guitariste aveugle en Equateur : Nyima
L'aveugle et le paralytique de Jean Turcan,
sculpture exposée en Arles, photo de Dani de Nantes