mercredi 2 mars 2011

NOUVELLE CONCENTRATION DES ANCIENS A CAMBLAIN-L'ABBE !


C'est le dimanche 27 février 2011 que le Comité des Fêtes de Camblain-l'Abbé, présidé par Mademoiselle Céline FIEVET, conviait les anciens de la commune à se réunir autour de la table en la salle des fêtes du village.
Par coquetterie excessive, je m'étais fait faire une teinture le matin même pour dissimuler mes blancs cheveux...! Mauvaise idée...!
Lorsque chacun eût trouvé sa place, Monsieur le Maire, Pierre-Albert MAYEUR, prit la parole pour souhaiter la bienvenue à tous ses administrés présents. - Il est à déplorer, en passant, le manque de courtoisie et simplement de politesse de certains qui continuèrent sur le même ton leur conversation au mépris du plus élémentaire respect - Monsieur MAYEUR, accompagné de la charmante Céline FIEVET, fit le constat que la date choisie pour cette circonstance coïncidant avec les vacances scolaires, nombre de "papy et mamie" n'avaient pu répondre "présent", retenus auprès de leurs jeunes héritiers ! Aussi faut-il s'attendre, pour les années à venir, à un changement du calendrier des festivités ! Il releva aussi le mérite des membres du Comité des Fêtes qui avaient prévu de se rendre au domicile des personnes qui n'avaient pu se déplacer pour cause de maladie afin qu'elles puissent au moins profiter d'une part de gâteau.
Puis, Céline FIEVET prit la parole pour inviter les doyens de l'assemblée à se présenter pour recevoir un petit présent :
(quand je serai doyen, j'irai jusqu'à ramper, mais j'irai chercher ma petite bouteille de Bordeaux pour me la faire remettre par une si charmante enfant !!!)
Ce jour-là, c'est Monsieur André ROUSSEAU qui avait droit à la bise (en attendant votre serviteur) ainsi que Rosa PEUGNET qui s'est vue remettre un superbe bouquet de fleurs.
Toutes ces formalités étant accomplies, chacun put reprendre sa conversation (pour peu qu'il l'ait suspendue...) sur un fond musical diffusé par le jeune orchestre du village voisin : The Tower's Band qui fut relayé, pendant le repas, par la technique sonore d' Adrien DEGARDIN, le fils de notre cantonnier de charme.
Malheureusement, Jules n'était pas là pour nous faire profiter des airs que chantaient nos grands-mères. La chanteuse des Tower's Band eut bien le mérite de nous en rappeler quelques-uns, mais l'émotion qu'avait suscité Jules n'était pas au rendez-vous cette année. Il n'empêche que la piste de danse vit évoluer les couples et tourner les jupons ; les coeurs, eux, restèrent discrets mais les regards parlaient d'eux-mêmes !



























vendredi 18 février 2011

AMENAGEMENT D'UNE SALLE DE BILLARD !

Il y avait dans l'aviateur comptable
et le comptable tout court un entrepreneur qui sommeillait et attendait son heure : Les chantiers se succèdent et, sans répit, le baron entreprend, entreprend, entreprend :
Août 2009 : restauration de la cascade, du chemin pavé et du bassin à poissons

Octobre-Novembre 2009 : Installation et aménagement
d'une réserve pour récupération des eaux de pluie.

Août-Septembre 2010 : Construction d'un abri à bois.

Décembre 2010 : Percement du mur entre cuisine et
salle à manger puis "coup de jeune" à la cuisine.
Peinture confiée au titulaire du "Pinceau d'Or".

Enfin, après une dizaine de jours passés sur la Costa Brava du 7 au 16 février de cette année, le chantier de la salle de bain du grand studio KARINA est en voie de finition. Il m'en a coûté de délaisser les senorita et autres conchita du coin ! Il faut parfois savoir laisser tomber le "social" sous peine de perdre en efficacité ! Je ne cache pas que la sangria en a quand même pris un coup !
avant-après
Les installations seront opérationnelles après une semaine passée en avril pour jointoyer le carrelage, terminer le mur en briques de verre, puis fixer et raccorder les équipements sanitaires.
Mais, allez-vous me dire, qu'est-ce-que cette affaire de salle de billard ?! J'y viens, bonnes gens, j'y viens : l'affaire est toute fraîche :
Avant de me rendre en Catalogne, une opportunité m'engageait d'ores et déjà dans un nouveau chantier. Le 2 février dernier, jour de la chandeleur, nous nous étions rendus pour un apéro pépère suivi d'une petite soirée crêpes chez notre ami Chti Charlemagne, (alias "El diablo" que d'aucuns de nos proches connaissent sous le prénom d'Alain) et de son épouse Thérèse (l'autre...). Il faut savoir que le plus souvent, nos soirées passées chez eux se terminaient à la cave par une partie extraordinaire...de billard ! Certes, il y a des boules et des queues, mais l'activité est tout-à-fait chrétienne et avouable sauf, peut-être, les fessées administrées par "El diablo" à sa partenaire lorsqu'une bourde monumentale le mettait hors de lui.
Ce soir-là, nous en étions à la seconde flûte de Charbonnier brut lorsque notre ami nous apprend qu'il a mis en vente son billard sur un site bien connu de vente entre particuliers ! Par les cornes du diable : "Tu vends ton billard ?!" Plusieurs événements inénarrables passés autour de cette belle pièce revinrent en un éclair à ma mémoire. Je ne pouvais tout de même pas m'opposer à cette décision ! Mais, que faire ?
Après avoir consulté brièvement ma moitié, je lui lançai : "Ton billard, je te l'achète ! Quel est ton prix d'ami ?" Je pense que, sur le coup, le gaillard ne m'a pas trop pris au sérieux. Mais je lui ai dit que je savais où je le caserai son billard : là-haut, chez moi, il y a une mansarde dont j'avais commencé l'aménagement en chambre d'accueil il y a tout juste 20 ans et qui, sans pouvoir s'appeler "L'Océan Vert", ferait une superbe salle de billard une fois la déco terminée !
"Dis-moi ton prix, ton billard est à moi !". Le lendemain l'apôtre m'appelle à la maison et me demande confirmation en m'annonçant le montant auquel la transaction pouvait se faire.
"Top là, El Diablo, tu peux retirer ton annonce du site internet !"
Et voilà ! L' affaire étant conclue, il ne me reste plus qu'à retrousser mes manches pour préparer au plus tôt les lieux destinés à recevoir le superbe meuble au tapis vert.
Ce vendredi déjà, j'ai commencé les hostilités : "débarrassage" et balayage du local. Pour le reste, ça viendra vite : le temps presse.

vendredi 4 février 2011

GALETTE A LA BASE AERIENNE n°103 - CAMBRAI

A la veille de fermer ses portes, la Base aérienne n° 103 de Cambrai réserve encore à ses personnels d'active ou retraités le bénéfice de la tradition.
Le 3 février 2011, c'est le C.S.A. de la B.A. 103 (Club Sportif et Artistique) qui invitait ses adhérents à partager la galette des rois.
...Non, pas la crêpe de la Chandeleur, mais bien la galette des Rois. Retard à l'allumage des réacteurs ? Biens sûr que non, pardi ! Impératifs opérationnels plutôt !
Impossible de trouver des galettes à cette date ? C'est vrai. Mais l'affaire n'est pas pliée, même début février : sur commande particulière, un pâtissier de Cambrai accepta de fabriquer les galettes spécialement pour les militaires, sans doute trop heureux de voir, pour quelques mois encore, des aviateurs franchir le seuil de son échoppe !
Après avoir rempli les formalités d'usage à l'entrée de la Base, j'ai eu le bonheur d'être agréablement escorté par le Caporal-Chef MARTIN qui m'accompagna jusqu'au Mess, assise à mes côtés sur le siège en cuir clair de ma Benz. (Vous aurez compris que ce militaire ne devait pas s'appeler Robert...!) J'ai trouvé, pour le coup, le Mess un trop près...
A peine avais-je posé un pied dans le hall du Mess, un second obstacle de charme s'opposa à ma progression vers le bar en la personne de Bérangère, un autre Caporal-chef que j'ai connue quasi bébé ! Impossible d'éviter le détour. Interdiction d'embrasser un Caporal-Chef en tenue, dites-vous ?...Je m'affranchis de la règle et posai sur les joues fraîches de la jeune femme deux baisers des plus chastes. Un Lieutenant surgissant derrière mon épaule me fit prendre la fuite pour rejoindre mes copains au charme moins craquant. J'avais deviné en ce Lieutenant...féminin (encore ! mais..."Où sont les hommes ? Patrick Juvet nous ferait une déprime s'il était sous les drapeaux actuellement !...)... je disais donc que j'avais deviné en ce Lieutenant féminin le chef hiérarchique du Caporal-chef...Bérangère (le nom de famille m'ayant toujours semblé secondaire échappe à ma mémoire sélective...).
A l'issue de ce parcours du combattant éprouvant pour le coeur, je parvins enfin à rejoindre les adhérents du C.S.A. qui avaient pu répondre présent à l'invitation du Président.
Maintenant que tout le monde était réuni, le Lieutenant-Colonel PEPY, Commandant en Second de la Base aérienne et Président du C.S.A., prit la parole. Après avoir souhaité la bienvenue à l'assistance, il exposa les nouvelles conditions dans lesquelles l' activité des 11 sections du club continueront à s'exercer pour la saison 2011-2012, sachant que la mutation de certains adhérents du club entraînerait, par conséquence, la suppression des sections dont le nombre de membres sera devenu trop faible pour une activité normale. Le LCL PEPY présenta ensuite les personnes qui composent le bureau du C.S.A., à savoir (sur la photo : de la droite vers la gauche près du LCL PEPY ):
-le Sergent-Chef BRU, Vice-Président

-Monsieur Didier COZIC, Trésorier
-le Caporal-Chef LESNE, Secrétaire, qui remplaça il y a peu le CAC MARTIN (cité ci-dessus !)
Je rapporte au passage que le SCH BRU participa au dernier Enduropale à l'issue duquel il termina à la place fort honorable de 236è, et que l'annonce de cette performance suscita l'admiration méritée du parterre des dames qui applaudirent le motard plus vivement que les messieurs jaloux !!! (Naturellement, je plaisante, Nicolas !)
Toutes les choses à dire l'ayant été, Le LCL PEPY invita les convives à partager la fameuse galette, à la pomme ou à la frangipane, accompagnée d'un café ou d'un verre de cidre frais.
Une fois de plus, les conversations allèrent bon train. Réunis autour d'un guéridon, mes anciens collègues et moi partagions des souvenirs des temps anciens : Michel MERCIER, Jo (DELVAL), Burt, alias Francis LANCASTER, dit aussi "Le Poupon", (sobriquet dont il hérita avec moi lors du stage de Cadre de Maîtrise à Rochefort en 1985 tant nous sembliions si jeunes à l'âge de 37 ans !), ainsi que Marcel NYKIEL et Jean-Marie LEROY étions pendues aux lèvres du Major GLAUME qui nous raconta comment une altercation avec un ahuri de G.A. (ahuri...ce n'est pas une insulte, ça ? Non, n'est-ce-pas ?! Et puis...un G.A. : pas grand monde sait ce que c'est !) faillit lui coûter de ne pas être médaillé de l'Ordre National du Mérite ! Un comble quand on connaît les états de service de ce "vieux de la vieille" envers lequel je ressens depuis toujours le plus profond respect.
A la fin de cette sympathique réunion, nous prîmes rendez-vous fin mars car nous nous reverrons nombreux à l'occasion de la prochaine sortie en Ardennes organisée par notre section "La Confrérie de l'Aviation. Si vous lui demandez gentiment, le Major GLOMME vous gratifiera volontiers du récit de sa mésaventure !
VIVE l' ARMEE DE L'AIR, VIVE LA CHASSE et...
....A BAT LES CONS !*

* Pour les candides : Ne vous inquiétez pas : il s'agit d'une expression d'aviateurs !

jeudi 13 janvier 2011

L'HOMME DANS LE NOIR

Nous sommes quasiment mi-janvier. Un gros chantier vient de se terminer ; les dernières touches ont été faites avant hier : suppression de la porte entre la cuisine et la salle de séjour, suppression d'un pan de mur pour élargir le passage entre les deux pièces, remise au goût du jour de la cuisine "Poggenpoll" qui, bien que datant de 30 ans cette année, n'a quasiment pris aucune ride.
Avec l'aide de la "Reine du Pinceau", appelée également selon la circonstance "Madame Pipobec" (lorsqu'elle se promène une Vogue aux lèvres), l'espace a repris un coup de jeune !
(N'oublions pas qu'elle a été récompensée en 1988 avec l'attribution du "Pinceau d'Or" de l'année !)
Aussi, fier du résultat, me voilà cloué par les éléments extérieurs tout au fond de mon canapé : "Il pleut, il pleut Bergère, rentre tes blancs moutons...", je dirais plutôt : "Il drache, il drache Cyclo, sors pas ton biau biclo..." !
Rien donc d'extraordinaire à vous raconter mais, vous n'allez pas vous en sortir comme ça : je suis allé quérir mes petits recueils de poèmes et je m'en "va" vous en choisir un. Mais, comme chacun sait, le poète est plus souvent inspiré quand il a le vague à l'âme qu'en période de liesse, et les alexandrins que je vais soumettre à votre lecture ne sont pas très gais. J'espère, nez en moins (!), que vous les apprécierez.

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L'homme dans le noir.

Il ne sait qu'à tâtons où le mènent ses pas.
Il avance, hésitant, mais sûr de son chemin
Car son bâton connaît ce que son oeil ne voit ;
Son pied sait de la rue le plus petit recoin.

Les gens le voient passer : "Un aveugle, dit-on".
Un aveugle en effet, le plus souvent bien seul
Quand, dessous son bras libre il ne tient violon,
Gagne pain agréable quand les passants en veulent.

Sur un petit pliant, le voilà qu'il s'assit
Près d'un grand magasin : son endroit, bien à lui.
Depuis bien des années il vient jouer séant
Quelques chansons anciennes ou des succès d'antan.

Quand, du creux de l'oreille, il entend sa sébile
Sonner de quelque sou...ou d'un bouton trompeur
La chute salutaire, il continue tranquille
Pensant qu'il mangera peut-être tout-à-l'heure.

Les bruits que ses oreilles transforment en images
Dessinent-ils en lui un monde beau à voir ?
Ou alors un tableau si rempli de la rage
Des hommes se tuant qu'il préfère son noir ?

Il n'expliquera pas ce que sont ses pensées.
Il remercie l'offrant, ignore l'insouciant.
De morceau en morceau il attend son décès.
Qui sait, sera-t-il mort, plus heureux que vivant...



J.Ch. DERLIQUE
Photos : Mandiant guitariste aveugle en Equateur : Nyima
L'aveugle et le paralytique de Jean Turcan,
sculpture exposée en Arles, photo de Dani de Nantes

mardi 21 décembre 2010

BILAN DU BLOG - ANNEE 2010

Chers lecteurs, connus ou inconnus.

Amis, relations, adeptes du vélo ou de la petite raquette, anciens collègues de travail, connaissances ou inconnus de passage, vous avez été très nombreux à visiter ces blogs ouverts depuis le 10 janvier 2010. Je vous remercie tous de vous être intéressés, à plusieurs titres, aux articles que j'ai soumis à votre lecture. Merci également pour votre indulgence et pour vos encouragements.
J'espère vous avoir fait passer de bons moments et, à l'occasion, vous avoir amusés. Ces blogs m'ont permis de garder le lien avec vous que j'ai perdu un peu de vue à la suite de mon départ en retraite, avec vous que je ne vois pas suffisamment du fait de l'éloignement, et avec vous aussi avec qui je partage parfois des émotions ou des moments agréables qu'il me plaît de revivre en les rapportant sur ces pages d'un nouveau genre.
L'année 2010 s'est passée avec son lot d'événements joyeux et pleins de vie, des manifestations qui furent chacune l'occasion de nous revoir pour partager des souvenirs et des moments de plaisir. Ca, c'est merveilleux. Il y a eu également les moments d'inévitable tristesse à l'annonce du décès d'un ami, d'un copain, du parent d'un proche. Ce sont aussi des occasions de manifester notre sympathie mutuelle qui nous permettent d'apprécier l'importance des groupes, associations ou confrérie auxquels nous appartenons.
A la veille de l'année nouvelle, je souhaite à tous ceux qui me lisent, à leurs familles et à leurs amis une excellente santé, la prospérité et la réussite dans ce qu'ils entreprendront tant dans le domaine professionnel que dans leur vie privée. Je souhaite du plus profond du coeur que les discordes s'effacent devant la compréhension, que les fiertés cèdent la place à la bienveillance. Et si je pouvais moi-même y contribuer, ça ne serait pas plus mal !
Je vous donne rendez-vous au prochain article qu'il me sera donné de soumettre à votre lecture, que ce soit sur le blog "Jean-Charles" ou le blog "Cyclo" en vous redisant combien je suis content de faire partie de vos relations, voire, pour certains d'entre-vous, de vos amis.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS

vendredi 3 décembre 2010

CONFRERIE DE L'AVIATION -

Repas de la Saint Tanguy

La majeure partie des adhérents de la Confrérie de l'Aviation avait fait l'effort d'être présente dès l' Assemblée Générale Annuelle qui entamait la soirée consacrée à l'amitié et à la camaraderie entre anciens de l'Armée de l'Air.

Nous avions tous encore sur le coeur la disparition de notre ami Jean-Claude HERARD survenue le samedi 23 octobre dernier. Une minute de silence a été respectée à sa mémoire avant que le Président de la Confrérie, le Capitaine Jean-Bernard CARPENTIER ne poursuive les thèmes inscrits à l'ordre du jour assisté de Monsieur Didier COZIC, Trésorier du C.S.A. de la Base aérienne n° 103.*

Aussitôt que le dernier sujet ..."On a dit qu'on en parlait plus" fut traité, chacun put (bizarre...), un verre de kir à la main, congratuler un copain perdu de vue depuis longtemps, saluer une vieille connaissance ou taper sur le ventre rebondi d'un ancien sportif reconverti (...). Les visages s'éclairaient au souvenir des cocasseries et autres anecdotes vécues lors des années d'activité à la Base. Il faut savoir que la quasi totalité des anciens militaires qui font partie de la Confrérie se sont connus sur la Base aérienne n°103 ou même sur la Base aérienne n° 922 de Doullens. C'est vous dire qu'en guise d'anecdotes et de personnages emblématiques, on a de quoi entretenir des conversations frappées du signe de la bonne humeur pendant des semaines entières !

Chacun sait, pour l'avoir vécue, que la vie réserve, mélés, des bons et des mauvais moments. C'est pendant cet apéritif de bienvenue que nous avons appris le décès d'un autre Major, bien connu de tous les présents pour avoir travaillé avec lui ou à son contact : Le Major Gérard INGLARD est décédé le 27 novembre d'une crise cardiaque. Une bien triste nouvelle qu'il nous faut accepter. Fassent ces événements que notre amitié se renforce et préservent le plaisir de nous retrouver.




Après quelques conversations à bâtons rompus, les groupes se modifiant sans cesse au gré des visages retrouvés peu à peu, l'heure arriva de se mettre à table, ce qui fut fait en fonction des affinités de chacun. Sur la table déjà bien mise se sont vues parachutées une jolie plante rose pour les dames et, pour les messieurs, une bouteille de la fameuse Choulette, à l'étiquette conçue aux armes de l'Escadron de Chasse 2/12 Picardie, Escadron dissout le 7 juillet 2009. Pour les rares personnes qui ne connaîtraient pas la Choulette, je précise que cette bière est fabriquée par la Brasserie du même nom à Hordain dans le département du Nord.

Le menu servi était d'excellente qualité. Entre deux coups de fourchette mes voisines de table ne pouvaient résister aux bons mots de Jacques D.. Moi-même, j'étais "aux anges". Entre les souvenirs échangés avec "Tiot' bloches" et Michel M. puis, virevoltant d'une table à l'autre pour une photo ou un bisou à donner à un copain (...), je ne savais plus où donner de la tête, ni du reste d'ailleurs.





Au cours de la tombola du Président, qui s'est fait remarqué ? Je vous le donne Emile, comme disait notre ami Coluche. Eh bien, une fois de plus, Valdemar a fait preuve d'une malchance légendaire...en Amour ! En Amour seulement car, pour le tirage, il a fait fort : qui oubliera le cadre de roses en 3D et, là c'est le pompon : le chandelier "rose-culotte" agrémenté de pendentifs type "grelots" voulant se faire passer pour du cristal de Bohème !!! Ah ! il a fait fort le Valdy ! Je vous fais grâce des photos pour ne pas vous faire de peine. Mais je dénonce Jean-Marie (qu'une admiratrice de longue date appelle "le vieux beau") qui avait bien du mal à se contenir ! L'autre Jean-Marie ne vallait pas mieux d'ailleurs, surpris à écraser une larme surgie au coin de l'oeil ! Ah ! Quels moqueurs !!!


L'affaire étant pliée sur ce point d'orgue, la place était faite à l'Artiste. Oui : nous avions un artiste à table en la personne de notre Fifi national, j'ai nommé Gilbert CHARBONNIER, notre viticulteur récoltant, manipulant, etc...etc..., depuis des décennies. Je pense même ne pas trop m'avancer en attribuant à sa pétillante production que je distille depuis plus de trente années (dès 1978) un des secrets de la forme olympique qui me permet d'escalader des cols...les plus...inaccessibles ! Fifi s'était produit (on dit comme ça pour les artistes), s'était produit, disais-je, l'an dernier pour la même circonstance, mais je n'avais pu être présent et son contrat a été renouvelé pour cette année ! Quel bonheur ! Bon. Fifi était fâché avec sa sono. Plus précisément avec son ampli CARLSBRO "Sherwood Junior". Tu parles d'un nom ! Ca t'étonne qui te fasse un caprice ?! J'ai admiré Fifi pendant son combat avec lui-même pour garder son calme et ne pas balancer Junior à travers la pièce. Il a tourné tous les boutons, enlevé puis remis toutes les fiches une par une puis, aidé par un "excellent mécano de la B.A. 103", il s'est décidé à bouder le Junior pour confier tout le boulot à son autre appareil dont le nom m'a échappé.



A partir de cet instant Fifi nous a régalé. Pour ma part j'étais sous le charme et, que ce fut sur les chansons de son Idôle Johnny, sur des airs d' Hugues Aufray, d'Adamo ou de Gérard Lenorman, toute l'assistance reprenait avec lui les paroles des succès de notre jeunesse.
Ah ! Quelle belle soirée, fan de lune !!! C'est à peine si on a pris le temps de prendre le dessert. Quant au café, l'agréable personnel a réussi à le servir aux derniers convives encore en salle, mais déjà debouts le manteau sur l'épaule ! C'est tout juste si certains n'ont pas été servis à leur voiture !!! L'heure était matinale il est vrai. Nous avons quitté le parking du Centre Benoît Frachon à 03h30, un horaire digne d'un mariage ou d'une communion !
J'en termine en saluant, à la volée, le Major Glaume, Les Jean-Marie, mon p'tit Jean-Luc, Kéké, Gérard Marin, et puis "Ch'père", Didier, La Godasse, Valdemar, François, les 2 Jo, Jacques, Jean-Pierre, Yves, J.B., l'excellent Fifi, ceux que j'ai oublié, et leur femme à tous. J'ai aussi une pensée pour Alain dont je regrette l'absence car je sais son attachement à l'aéronautique, à l'Armée de l'Air et la qualité des sorties que la Confrérie lui doit. Salut Alain et...


VIVE L'ARMEE DE L'AIR

* C.S.A. : Club Sportif et Artistique. (Je nous range dans la catégorie "sportif"...)